L’endettement extérieur comme option

Financement du plan d’action du gouvernement

0 11

Le Premier ministre Abdelaziz Djerad a annoncé jeudi soir à Alger que le gouvernement pourrait s’orienter vers l’endettement extérieur pour le financement de son plan d’action qui vient d’être adopté par la chambre basse du Parlement. 

Il a, toutefois, précisé que l’Algérie est à la recherche de marchés financiers qui ne toucheraient pas à la souveraineté nationale.

«Nous allons nous orienter vers les marchés financiers et institutions pour collecter les finances dont nous avons besoin, sans toutefois toucher à la souveraineté nationale. Nous sommes à la recherche d’emprunt à long terme et à des conditions simplifiées pour le financement de nos projets inscrits dans le plan d’action du gouvernement», a expliqué M. Djerad, lors d’un point de presse organisé à l’APN. 

Selon les dires du Premier ministre, l’Algérie ne va recourir ni à la Banque mondiale et ni au FMI.  Ces deux institutions imposent, rappelle-t-on, de conditions draconiennes aux pays endettés, tout en dictant les politiques économiques à entreprendre. Autrement dit, c’est une ingérence directe dans les affaires de pays endettés.

L’Algérie, qui ne veut pas revivre le même scénario des années 90, où le FMI a procédé à la privatisation du secteur public et la mise ne chômage de milliers de travailleurs, va s’endetter auprès de la Banque africaine du développement (BAD) et également auprès des Fonds arabes de l’investissement (FAI). «Ces deux institutions financières,  la BAD et le FAI, accordent des crédits de long terme avec des taux d’intérêts faibles, ceci ne touchera nullement à notre souveraineté et également à notre politique économique», a-t-il détaillé.

Le Premier ministre a souligné, par ailleurs, que l’Algérie a de nombreuses opportunités de mobiliser beaucoup d’argent. Outre le financement externe, M. Djerad a également évoqué les sources de financement internes. «En Algérie, il existe des fonds qui peuvent être récupérés grâce à des réformes des systèmes bureaucratique, fiscal et bancaire», a-t-il ajouté. M. Djerad a souligné la possibilité de récupérer d’énormes sommes d’argent circulant dans le secteur parallèle, qui, selon lui, comptait «des centaines de milliards». Ainsi, le gouvernement veut booster l’épargne à travers le lancement de nouveaux produits bancaires selon la charia islamique.  D’ailleurs, le Premier ministre a décidé de changer de nom à la finance alternative par la finance islamique. Un signal fort pour le développement de cette nouvelle finance en Algérie qui a fait ses preuves dans plusieurs pays, notamment en Grande-Bretagne. 

Par Zahir Radji

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.