Les autorités veulent libérer la négociation des contrats de la contrainte administrative

Introduction des compagnies étrangères dans la production des hydrocarbures

0 73

Le développement de la production des hydrocarbures va se doter de nouveaux outils réglementaires et de gestion des contrats avec les partenaires étrangers, dans un souci affiché par les autorités publiques, qui consiste à renforcer l’attractivité de l’Algérie dans le domaine, à travers des facilitations en relation avec la négociation internationale, en permettant à la compagnie nationale «Sonatrach» d’avoir plus de flexibilité et de possibilité de conclure des contrats selon les normes du marché international.

C’est vrai que des députés ont soulevé le problème de changement en continu de la réglementation régissant le domaine économique du pays, comme ce qui est proposé pour l’amendement de la loi organique concernant les lois de finances, visant à séparer le domaine des hydrocarbures des autres domaines en ce qui concerne l’établissement de la fiscalité propre à Sonatrach, mais cela peut avoir une lecture positive de la part des opérateurs collaborant avec la compagnie nationale, ce qui les dérangerait, c’est de maintenir des niveaux d’intervention considérés inutiles, pour entamer leurs travaux en Algérie. Avoir un interlocuteur unique, représentant l’Etat algérien dans la négociation, est une facilité qui cherche à améliorer l’exécution des contrats nouveaux d’exploration, et essayer d’atteindre les objectifs affichés par les pouvoirs publics, en relation avec l’augmentation des réserves du pays, qui affichent actuellement une diminution inquiétante, pour un pays qui vit de la vente exclusive du pétrole et du gaz.

Dans ce sens, les autorités publiques veulent se concentrer sur ce grand objectif, mais en se penchant sur la résolution du problème technique que rencontre Sonatrach, qui fait qu’actuellement la production nationale en hydrocarbures reste en situation de stagnation dans des niveaux qui sont loin de satisfaire les besoins de la consommation interne, et celle en relation avec l’exportation en même temps. Le ministre de l’Energie parle avec insistance sur l’intérêt du pays à travailler sur le conventionnel, et que les capacités existantes non encore exploitées, sont suffisantes pour atteindre l’objectif affiché qui est de développer la production en quantités permettant le maintien de l’Algérie parmi les fournisseurs fiables sur le marché mondial. Les options, donc à développer, sont en relation avec l’exploitation des champs qui sont du nombre considérable de 150 sites, qui n’attendent que l’engagement technique permettant l’extraction, chose qui demande une intervention de l’expertise internationale, qui va être sollicitée des grandes compagnies pétrolières dans le cadre de l’ouverture nouvelle affichée par les autorités publiques.

En plus donc des facilitations préconisées par la nouvelle loi sur les hydrocarbures en mouture actuellement, il y a lieu de donner plus de garanties aux parties étrangères, en permettant à Sonatrach de jouer le jeu du guichet unique envers les compagnies étrangères, puisqu’elle sera la seule partie interlocutrice en matière d’introduction de ces parties en Algérie. La règle veut que Sonatrach fasse part de ses plans de développement au gouvernement qui devrait donner son accord préalable, et une fois que le document sera visé, la compagnie pourra négocier avec les parties étrangères, les modalités de facilitation de pénétration du domaine pétrolier dans le pays, surtout en ce qui concerne la fiscalité qui encadrerait leur activité, en épargnant à ces parties d’avoir affaire à l’administration fiscale ordinaire, dans une démarche qui veut faire sortir ce genre de fiscalité de celle gérée dans le cadre des lois de finances annuelles, dans une logique qui veut libérer les activités de Sonatrach dans le sens d’atteindre plus d’efficacité dans la production pétrolière du pays.

Abdelkader Mechdal Economiste

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.