Les banques disposées à trouver des solutions

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Importation des kits SKD-CKD par un paiement différé

Les entreprises du secteur de l’industrie électronique et électroménagère doivent s’adapter aux instructions de la Banque d’Algérie (BA), concernant le paiement différé de l’importation des kits SKC-CKD. Le président de l’Association des Banques et établissements financiers (Abef), Ibrahim Smide, a expliqué, avant-hier à Alger, que le paiement différé ne veut pas dire un arrêt de l’activité.

S’exprimant en marge d’une journée d’information sur «l’Epargne», M. Smide a appelé les entreprises activant dans ce domaine, soumises à ce nouveau dispositif visant à la préservation de nos réserves de change, à se rapprocher des banques pour trouver les meilleures solutions aux problèmes qu’elles peuvent rencontrer. «Les chefs d’entreprise peuvent se rapprocher des banques pour trouver les solutions les plus efficaces pour leurs cas», a-t-il expliqué dans sa réponse à une question sur le mécontentement exprimé par des fabricants de produits électroniques suite à la substitution du paiement cash des importations des kits SKD-CKD par un paiement différé. Il est à noter que la ministre de l’Industrie, Djamila Tamazirt, avait affirmé rappeler que cette mesure est instaurée par le gouvernement pour la préservation des réserves de change et une meilleure répartition des risques entre fournisseurs, producteurs et pouvoirs publics, tout en assurant qu’«aucune unité de protection n’est fermée». Et de préciser : «Cette mesure sera réexaminée en concertation avec les opérateurs de l’électroménager».

Pour rappel, le Collectif des fabricants de produits électroniques et électroménagers avait mis en garde, mardi dans un communiqué, des différents risques que comporte la substitution du paiement cash des importations des kits SKD-CKD par un paiement différé de neuf mois, notamment un «manque à gagner» au profit des banques étrangères.

Parmi ces risques, le Collectif a également cité la «cessation de la production début-décembre» et la «mise au chômage de plus de 40 000 employés qu’emploie l’activité de cette filière», rappelant que «quelques opérateurs ont déjà procédé à un plan de compression de leurs effectifs».

Z R

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