Les experts optimistes pour les prochains mois

Les prix du pétrole s’affichent à 30 dollars

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Par Arezki Louni

Les cours du pétrole virent au vert après plusieurs jours de disette. Pour les deux derniers jours, le prix du baril a connu une hausse considérable, après la publication surprise d’un repli des stocks de brut aux Etats-Unis. 

 

Hier, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 30 dollars à Londres. A New York, le baril américain pour juin abandonnait de son côté 1,40%, à 25,42 dollars, après avoir touché 26,45 dollars. Les deux cours de référence «ont connu un bond à la suite de l’annonce du rapport de l’EIA», l’Agence américaine d’information sur l’énergie, a constaté David Madden, analyste de CMC Markets. A l’origine de cette hausse, le recul du niveau des stocks américains, la semaine dernière aux Etats-Unis pour la première fois depuis janvier. Mi-mars, elle avait atteint son plus haut niveau historique à 13,1 mbj. Selon un rapport diffusé par l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA), les réserves de brut se sont établies à 531,5 millions de barils (MB) au 8 mai, soit une baisse de 700 000 barils.  Par ailleurs, la chute de la demande en or noir liée au nouveau coronavirus et aux mesures prises pour l’endiguer a contraint les producteurs américains à ralentir leurs activités de forage. En outre, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) s’est montrée jeudi un peu moins pessimiste dans ses prévisions de baisse de la demande de pétrole pour 2020, à la faveur des premières mesures de déconfinement, tout en soulignant les incertitudes liées à une éventuelle deuxième vague de la pandémie. Pour l’année 2020, la baisse de la demande est désormais estimée à -8,6 millions de barils par jour (mbj), indique l’AIE dans son rapport mensuel sur le pétrole, et non -9,3 millions comme elle le prévoyait en avril. Ce qui resterait malgré tout «la chute de consommation la plus importante de l’histoire» de l’industrie, souligne-t-elle. «La mobilité reste limitée pour de nombreux citoyens, mais les entreprises et commerces commencent à rouvrir et les gens retournent au travail, ce qui alimentera la demande de pétrole, bien que de manière modeste au début», souligne le rapport, tout en relevant l’incertitude quant à la capacité des Etats à déconfiner sans faire repartir l’épidémie. Après un «mois d’avril noir», «il se pourrait que le pire soit derrière nous», a souligné, jeudi, Neil Atkinson, le responsable de la division Marchés pétroliers de l’AIE. Du côté de l’offre, «la production a réagi de manière très forte», qu’il s’agisse de la forte baisse de la production américaine ou de l’accord au sein de l’Opep+, l’Opep ayant fini par s’entendre avec son partenaire russe pour limiter son offre. A noter que parmi les incertitudes, figure du côté de l’offre celle du respect de l’accord au sein de l’Opep+ par ses parties principales, dont Riyad. 

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