Les hôpitaux asphyxiés par une dette colossale

Estimée à 83 milliards de DA

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Les hôpitaux et les différentes structures de santé publique sont asphyxiés par une dette colossale. Le Trésor public, qui est en difficulté, doit consentir un énorme effort afin d’honorer les créances de ces hôpitaux estimées à 83 milliards de DA. La grosse partie de sa dette est détenue par les fournisseurs de médicaments. 

En effet, sur ce montant, 61 milliards de DA concernent les dépenses en médicaments et produits pharmaceutiques, a fait savoir le directeur des finances et des moyens au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelhakim Belaïd.

Il a indiqué dans ce cadre, qu’un rapport détaillé a été soumis au ministre de la Santé, ainsi qu’aux autorités concernées afin d’apurer cette situation. 

D’ailleurs, une enveloppe financière a été expressément dégagée, dans le cadre du budget de 2020 afin de permettre aux responsables des établissements publics de santé de payer les dettes contractées auprès des fournisseurs.

S’exprimant en marge d’une rencontre nationale d’évaluation du secteur tenue au siège du ministère en présence des 48 directeurs de la santé et de la population (DSP), M. Belaïd a précisé que cette mesure se fait chaque année.

Devant cette situation, des experts ne cessent d’appeler le gouvernement à la révision du système de santé en Algérie, qui a d’ailleurs prouvé ses «limites». Les malades sont souvent mécontents de la qualité de prise en charge fournie par ces structures de soins publiques. Faute d’équipements en  panne, ils se sont dans la plupart des temps orientés vers les structures de soins privés dont les prix sont excessivement «chers» et non remboursés. 

Le premier responsable de  ce secteur, en l’occurrence, Mohamed Miraoui, a particulièrement insisté sur la nécessité d’ «améliorer l’accueil dans les services d’urgence», relevant des établissements publics, ces derniers étant «la vitrine» du secteur.

Ceci, en plus de la «présence effective» des équipes médicales, de «l’utilisation permanente» des moyens de diagnostic et de dépistage, du «respect» des horaires de travail, de la «sécurisation» des personnels, notamment dans les services d’urgence ainsi que la «rationalisation» des dépenses et d’utilisation des moyens disponibles.

Le premier responsable du secteur de la santé a, en outre, recommandé d’accélérer la mise en service des établissements de santé et des équipements nouvellement réceptionnés ainsi que le recours à la maintenance du matériel en usage.

Par ailleurs, le programme d’importation de médicaments pour l’année 2020 concernera 1 300 produits, sur un total de 2 300 produits pharmaceutiques, a révélé, de son côté, la Dr Soumeya Yahiaoui, directrice générale de la Pharmacie au ministère de la Santé.

Par Zahir Radji 

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