Les nouvelles mesures du Président

Conseil des ministres consacré à l’épidémie du coronavirus

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Synthèse Arezki Louni

Présidant dimanche une réunion du Conseil des ministres, le chef de l’Etat a pris une série de décisions pour lutter contre l’épidémie du coronavirus qui continue d’endeuiller plusieurs pays, dont l’Algérie où sont enregistrés plus de 200 cas de contamination et près de 17 morts. 

En effet, Abdelmadjid Tebboune a ordonné la consécration d’un montant de 100 millions de dollars pour accélérer l’importation de tous les produits pharmaceutiques en quantité suffisante, et davantage d’équipements de protection et d’appareils d’analyse chimique (test). Pour ce faire, les missions diplomatiques sont mises à profit dans la recherche de leurs exportateurs à travers le monde. Ce montant s’ajoutera à ceux promis à cet effet par le Fonds monétaire international (100 millions de dollars) et la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (32 millions de dollars). Le président de la République a également appelé toutes les institutions et organismes publics à plus de vigilance, tout en mettant en garde «contre tout laxisme et négligence.» Pour sa part, le ministre de la Santé a présenté un exposé sur la pandémie du coronavirus, à travers lequel il a démontré comment sont concrétisées sur le terrain les mesures annoncées pour contrer ce virus et protéger les citoyens. Des mesures appliquées à travers le renforcement du contrôle sanitaire au niveau des centres frontaliers terrestres, maritimes et aériens, la sauvegarde de la réserve nationale stratégique en produits médicaux, la définition des hôpitaux pouvant transférer leurs lits en lits de réanimation en cas de nécessité. Il est question également de doter les services spécialisés pour les cas suspects et confirmés, de matériels nécessaires pour la prise en charge des patients, d’augmenter les capacités de dépistage et de diagnostic via le recours de l’Institut Pasteur à l’aide des deux laboratoires d’Oran et de Constantine, en cours d’équipement. Le ministre de la Santé a mis en avant, dans son exposé, les capacités de son secteur à l’échelle nationale à savoir, 82 716 lits, dont 2 500 réservés aux patients contaminés au niveau de 64 services d’infectiologie, 247 services de médecine interne, 79 services de pneumologie, 100 services d’autres spécialités et 24 services de réanimation de 460 lits. De surcroît, le secteur dispose de 5 787 appareils de respiration artificielle et d’anesthésie-réanimation, répartis comme suit : 3 333 appareils de respiration artificielle, 2 390 appareils d’anesthésie-réanimation et 64 ambulances équipées d’appareil de respiration artificielle, a-t-il poursuivi. Le président de la République a annoncé une série de mesures à mettre en œuvre dans l’immédiat, et en complément à celles prises récemment pour contrer la propagation du coronavirus (Covid-19). Il s’agit de la réduction du montant de la facture d’importation de 41 à 31 milliards de dollars, et des dépenses du budget de fonctionnement de 30% sans toucher les charges et salaires. Le Président Tebboune a également donné instruction à l’effet d’arrêter la conclusion des contrats d’études et de services avec les bureaux étrangers, ce qui épargnera à l’Algérie près de sept 7 milliards de dollars/an, outre le report du lancement des projets inscrits ou en cours d’inscription, dont la réalisation n’a pas encore été entamée, à l’exception des projets prévus pour les zones de l’ombre, ainsi que le projet relatif à l’étude pour la réalisation d’un hôpital anti-cancer à Djelfa.  Il s’agit aussi du maintien des dépenses relatives au secteur de la santé, tout en renforçant les moyens de lutte contre la propagation de l’épidémie de coronavirus et les maladies épidémiques en général, et le maintien du niveau de dépenses liées au secteur de l’éducation. Dans le même cadre, le Président Tebboune a instruit de la prise en charge, lors de l’élaboration de la loi de finances complémentaires, des pertes subies par les opérateurs en raison de la propagation du coronavirus, tout en chargeant le groupe Sonatrach de réduire, de 14 à 7 milliards de dollars, les charges d’exploitation et les dépenses d’investissement afin de préserver les réserves de change. Il est question aussi d’encourager davantage d’intégration financière en facilitant l’octroi des crédits en se focalisant sur la numérisation et les produits innovants, et de promouvoir les produits financés à travers les dispositifs de la finance islamique et d’œuvrer à la promulgation, par la Banque d’Algérie (BA), des textes règlementaire y afférents. A ce titre, le Président Tebboune a mis en exergue l’importance d’accélérer le recouvrement des impôts et taxes ainsi que les crédits octroyés par les banques publiques. 

 

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