Les professionnels de médicaments soumis à de nouvelles règles

Importations

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Les importateurs de médicaments seront désormais soumis à de nouvelles règles. Dans un courrier envoyé aux entreprises du domaine, l’association des banques et établissements financiers, ABEF, a souligné qu’il « est désormais exigé des établissements ou opérateurs économiques du secteur de la pharmacie de fournir, dans le dossier de pré-domiciliation bancaire de leurs opérations d’importation de produits pharmaceutiques et de dispositifs médicaux, une « attestation de régulation » délivrée par les services du ministère de l’Industrie pharmaceutique.» Pour cela, précise l’ABEF, demande aux dirigeants des banques «d’instruire leurs services concernés afin de veiller strictement au respect de cette procédure ».

L’ABEF sert ainsi d’intermédiaires avec les autorités politiques qui souhaitent à tout prix réduire la facture des importations des médicaments d’au moins 400 millions de dollars en 2020. Lors d’un récent Conseil des ministres, le président de la République avait indiqué que « le marché des médicaments en Algérie doit s’adapter à la nouvelle démarche économique qui vise à encourager la production nationale, en fournissant des devises et en prenant soin de la santé des citoyens ». Pour cela, le chef de l’Etat a ordonné d’accompagner le groupe pharmaceutique Saidal, pour retrouver son leadership dans la production de médicaments et récupérer sa place et sa part précédente sur le marché national, qui était de 30% avant de passer à 10 % en raison du favoritisme en faveur de l’importation. Le président a ordonné aussi pour donner la priorité à l’augmentation de la production nationale de l’industrie pharmaceutique.

Le président de la République a également ordonné d’ajouter un article dans le projet de loi présenté pour discussion afin de surveiller le stock de médicaments pour empêcher l’importation aléatoire des médicaments périmés, ou stockés au lieu d’être détruits.

Ces efforts entrent dans le cadre global de la politique de réduction des importations à travers le contrôle des devises. Lors du dernier Conseil des ministres, le président de la République a demandé à ce que toutes les opérations d’importation passent par le gouvernement. Il veut que «tout engagement financier dans l’importation et toute transaction en devises », soient soumis «à l’approbation préalable du Conseil du Gouvernement». But: «protéger le produit national, encourager sa consommation au niveau local et préserver les réserves de change», selon le communiqué du Conseil des ministres.

A cela s’ajoute une autre exigence: «Soumettre à l’approbation préalable du conseil du gouvernement ou du conseil des ministres, en cas de nécessité, toutes les mesures relatives à la définition de la liste des produits interdits à l’importation ».

Le gouvernement veut notamment lutter contre la surfacturation qui consomme près de 30% de la valeur totale des importations. « Une somme suffisante pour sauvegarder les réserves de change », assure Abdelmadjid Tebboune.

Essaïd Wakli

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