Les questions économiques à l’ordre du jour

Réunion tripartite à partir de demain à Alger

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Par Zahir Radji 

La réunion tripartite prévue les 18 et 19 août à Alger entre le gouvernement-patronat et partenaires sociaux sera une occasion pour les différentes parties pour amorcer un discours franc, transparent et direct sur les questions économiques. 

 

En effet, dira le ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali, cette rencontre sera différente des anciennes réunions tenues sous la règne de l’ancien régime, où les décisions prises n’ont jamais été concrétisées sur le terrain.

  1. Aït Ali, qui s’exprimait sur les ondes de la Radio nationale «Chaîne I» a précisé que la rencontre tant attendue sera une rencontre «transparente», et une occasion pour le gouvernement pour présenter la vision du nouveau modèle économique qui se conforme aux normes internationales. Le rôle du gouvernement et des opérateurs sera défini et l’intérêt public sera prédominant. D’ailleurs, des lois législatives sont en cours d’élaboration à cet effet», a-t-il précisé.

A cet égard, Aït Ali a souligné que la logique de donner la priorité à l’intérêt personnel au détriment de l’intérêt national, adoptée par certains opérateurs économiques dans le passé, est révolue et n’aura plus de place dans la nouvelle stratégie du gouvernement. La nouvelle logique, précise-t-il, reposera, du côté de gouvernement, sur la transparence, la planification et l’objectivité concernant l’avenir de l’économie algérienne.

S’agissant du rôle attendu des opérateurs économiques, M. Ferhat Aït Ali a indiqué que «nous attendons d’eux une gestion objective et rationnelle, de projets créateurs de valeur ajoutée et non de projets «fantôme» qui portent préjudice à la trésorerie de l’Etat.

Questionné par ailleurs sur le nouveau code de l’investissement, le ministre a révélé que des textes ont été publiés et que d’autres le seront très ultérieurement pour réformer vingt ans de «mascarade» et un système économique élaboré sur mesure pour certaines parties occulte au détriment des véritables opérateurs économiques. «Nous visons, à travers cette nouvelle loi, la création d’un système économique transparent où l’investisseur n’a pas besoin de médiation d’une administration pour concrétiser un projet», a-t-il précisé.

Sur un autre registre, M. Ferhat Aït Ali a fait savoir que le gouvernement s’attelle à asseoir une nouvelle politique concernant la gestion du foncier industriel. Il a affirmé que des décisions fermes seront prises incessamment afin d’assainir ce dossier. Il est prévu dans ce cadre, la création d’un office national de foncier industriel. Ce dernier aura la mission d’étudier avec l’Andi les dossiers d’investissements, «une étude économique et non administrative comme cela se faisait dans le passé».

Il a, en outre, expliqué que la solution proposée par certains experts, à savoir la réalisation de zones industrielles «clés en main» n’est pas idoine pour tous les investissements, en développant que certains grands projets nécessitent des concessions définitives et que l’investisseur devra dorénavant participer financièrement dans l’aménagement et gestion de zones industrielles.

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