Les travaux préparatoires à son lancement sont à un stade avancé

Zone de libre-échange africaine

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Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a déclaré, jeudi, à Addis Abeba, que les travaux préparatoires au lancement effectif de la zone de libre- échange prévu le 1er juillet 2020 sont à un «stade d’avancement appréciable».

«Les travaux préparatoires au lancement effectif de la zone libre-échange continentale africaine (ZLECAf) prévue le 1er juillet 2020 sont à un stade d’avancement appréciable», a indiqué M. Faki à l’ouverture des travaux délibératoires de la 36e session ordinaire du Conseil exécutif de l’UA, préparatoire au 33e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation (9-10 février) à Addis Abeba.

  1. Faki a souligné que «la zone de libre-échange, pôle d’impulsion de cohérence économique, interpelle davantage de créativité et parfaite maîtrise de la technologie numérique.

C’est la raison pour laquelle la commission a travaillé, tout au long de l’année, au projet de la stratégie pour la transformation numérique de l’Afrique pour la période 2020-2030, ainsi qu’à la réalisation du projet du réseau électronique africain».

Il a évoqué, à ce propos, «un plan d’action pour la formation technique, professionnelle et entrepreneuriale et l’emploi des jeunes et un autre plan d’action décennal pour l’élimination du travail des enfants, du travail forcé, de l’esclavage moderne et de la traite des êtres humains en Afrique pour la période 2020-2030».

Moussa Faki a, en outre, affirmé que la mise en œuvre de ces plans pourrait avoir un «impact positif sur la réduction quantitative des flux des réfugiés, poussés pour la plupart d’entre eux vers des destinations inconnues du fait de la misère», mettant l’accent sur la maladie du virus Ebola dans la région des Grands Lacs et le coronavirus, dont «la propension inquiète et requiert une attention soutenue dans les institutions de santé publique du continent».

Revenant sur le thème de cette 33e session ordinaire de l’UA, «faire taire les armes : créer des conditions propices au développement de l’Afrique», le président de la Commission de l’UA a dit que «la volonté et les efforts mobilisés de bâtir une Afrique solide dans ses fondations, drapées de sa fierté panafricaine sur l’échiquier international, sont menacés d’être sapés par le défi sécuritaire».

Avant d’ajouter : «la montée en puissance des terroristes et terroristes attestée par des attaques meurtrières à répétition qui endeuillent nos populations, jettent les survivants sur la route de l’exil et des déplacements forcés, constituent un sujet permanent de préoccupation, d’où la pertinence du thème de cette année».

C’est pourquoi, préconise M. Faki, «que ce thème doit interroger entre autres, la doctrine africaine en matière de sécurité et questionner sur ses causes profondes».

«Il nous faut construire la paix autrement, en mettant en œuvre des solutions innovantes qui relativisent la solution militaire en l’assortissant des mesures relevant d’autres registres, notamment le développement et le tout dans la solidarité», a-t-il conclu.

Les travaux délibératoires de la 36e session ordinaire du Conseil exécutif de l’UA se sont ouverts, jeudi, au siège de l’UA en Ethiopie avec la participation des ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’UA.

Cette session du Comité exécutif est préparatoire au 33e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA (9-10 février) placée sous le thème «Faire taire les armes : créer des conditions propices au développement de l’Afrique».

La réunion du Conseil exécutif qui rassemble les ministres des 54 Etats membres de l’Union africaine ainsi que des responsables de l’UA, examinera le projet d’ordre du jour comprenant les projets de décisions et de déclarations de l’Assemblée avec des recommandations appropriées pour examen par l’Assemblée des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA.

Lors de cette session, de deux jours, les ministres des Affaires étrangères ou représentants dûment désignés vont délibérer sur les différents points à l’ordre du jour, y compris les rapports du Comité des représentants permanents de l’UA (Corep), ainsi que les rapports des comités du Conseil exécutif et des comités ad hoc.

Le Conseil exécutif procèdera également à l’examen et adoption des projets d’instruments juridiques, outre l’examen du projet d’ordre du jour de la 33e session ordinaire de la conférence de l’Union africaine.

Le Conseil exécutif aura ainsi à étudier, lors de cette session, les projets de décisions et de déclarations devant être soumis pour adoption par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine.

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