L’Etat doit revoir le schéma de la prise de décision

Mode d’incitation à l’investissement en Algérie

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L’incitation à l’investissement en Algérie devra passer obligatoirement par le redressement des mécanismes encadrant l’engagement des opérateurs économiques, qu’ils soient nationaux ou étrangers, et ce avant toute tentative d’attirer l’attention des investisseurs potentiels, en situation d’hésitation actuellement par rapport à la réalisation de leurs projets.

 

Le potentiel d’investissement en Algérie est très important, et ce hors la commande publique et l’utilisation de la dépense de l’Etat pour réaliser des projets en support à la sphère économique. Ce potentiel touche les différentes branches d’activité, et pourra constituer une alternative au modèle de tout Etat, qui a prouvé non seulement ses limites, mais aussi mène toute l’économie nationale vers des horizons sombres, chose qui pousse à revoir le mode de gouvernance touchant à l’organisation de l’économie nationale.

A partir de cette situation, on se demande si le mode d’incitations approuvé par les autorités publiques est en mesure à lui-même, d’encourager le retour des investisseurs, ou bien le problème se situe dans ce mode qui doit être revu, dans le sens de la recherche d’une meilleure tenue de la politique économique de l’Etat. Dans le passé, et depuis la décision de passage vers une économie de marché, il y’a de cela 3 décennies, tout ce qui intéressait les pouvoirs publics était en relation avec l’instauration des incitations, et de les comparer avec ce qui se faisait dans d’autres pays, mais sans se soucier de la bonne exécution de la réglementation. 

D’ailleurs, le passage vers l’économie de marché supposait travailler avec moins de réglementation et plus d’efficacité, surtout celle en relation avec la prise de décision. Dans ce cadre là, il y’a eu une atomisation des interventions en relation avec l’investissement, puisque pour tout investissement nouveau, il y’a une multitude d’intervenants, représentant les ministères sectoriels, les institutions publiques d’encadrement, les collectivités locales, les banques et bien d’autres institutions, chose qui fait que le détenteur de projet, se retrouve dans un engrenage institutionnel, freinant l’engagement pour la réalisation des projets. 

Pourtant, la déréglementation attendue dans un esprit d’allègement des conditions d’investissement, voulait entre autres, tout simplement dire mettre moins de vis-à-vis en face des porteurs de projets, ce qui a mené au début de la réforme de constituer ce qu’on appelait le guichet unique, qui faisait dans la simplification d’octroi des avantages pour l’investissement, et ainsi dans la dé-bureaucratisation, ce qui donnait un signe positif quant à la bonne orientation des nouveaux projets vers l’amélioration de la situation économique du pays.

Mais les faits sont autres, puisqu’un relâchement a été constaté, en abandonnant l’idée du guichet unique, et le retour à ce schéma ou le nombre d’intervenants a été démultiplié, faisant barrage à l’instauration d’un mode d’encadrement souple servant une meilleure introduction des porteurs de projets dans le marché, ce qui a découragé les intéressés, ce qui a fait mal à toute l’économie du pays. Une situation qui doit être revue dans la démarche du nouveau gouvernement, si les autorités veulent passer à une organisation favorisant la facilitation de la réalisation des projets, dans un pays qui démontre sa soif quant à la construction d’un meilleur modèle de croissance.

Par Abdelkader Mechdal

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