«L’Etat est appelé à réhabiliter les centres de l’excellence scientifique»

Abderrahmane Hadef, consultant en business développement

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L’édification d’une «Nouvelle Algérie» nécessite une refonte profonde du système politique, économique et notamment la formation et de l’enseignement supérieur. En effet, il s’agit de mettre en valeur et d’optimiser l’ensemble des ressources et des potentialités à commencer par la chère des ressources qui est l’être humain. 

 

Dans ce cadre, le consultant en business développement, Abderrahmane Hadef , a estimé qu’une ressource humaine bien formée mieux en développement considérée serait le meilleur des gages pour la réussite de l’ambitieux plan de renouveau de l’Algérie, dont son principal objectif  reste l’épanouissement et l’amélioration de la qualité de vie des citoyens. Il a plaidé dans une contribution adressée à notre rédaction pour un meilleur enseignement de qualité bien pensé et mieux orienté. 

Pour cela, la création des pôles d’enseignements technologiques d’excellence, juge-t-il, devient un impératif de succès et de réussite. A cet effet, il serait très utile de se pencher sur l’exemple de la ville de Boumerdès, jadis connue comme une ville estudiantine par excellence.

La réhabilitation de cette ville comme pôle technologique serait sans aucun doute un élément d’une extrême importance dans l’optique de disposer d’une élite technique de haut niveau.  Auparavant, à Boumerdès on formait les meilleurs techniciens qui faisaient le bonheur de l’industrie de l’Algérie et même chez les multinationales à travers le monde. Parmi les Instituts qui existaient et dont la réputation n’est pas à présenter, M. Hadef, a cité l’Institut national d’électricité et d’électronique (Inelec). Un modèle de réussite fruit d’un partenariat algéro-américain à travers la Sonelec (partie algérienne) et l’Education Development Center (du côté américain) avec l’appui d’un consortium de pas moins de huit prestigieuses universités américaines telles que le Massachussetts Institute of Technology MIT de Harvard, Stevens Institute of Technology, University of Houston au Texas etc. 

Il a fait savoir que l’enseignement se faisait en langue anglaise avec un système et un cursus totalement américain. «C’est un vrai exemple de réussite d’école d’excellence pour la branche technologique. L’Inelec a vu sortir des promotions d’ingénieurs et techniciens hautement qualifiés disposant de formations leur permettant d’être opérationnels aussitôt gradués. D’ailleurs, la totalité des diplômés se faisaient recruter par les meilleures entreprises nationales mais surtout étrangères avant même leur graduation.
Durant les années soixante-dix et quatre-vingts, beaucoup de diplômés de l’Inelec ont travaillé dans les plus prestigieux laboratoires de recherche de la High Tchnology comme InteL, IBM, MOTOROLA etc. En outre, cet Institut disposait d’enseignants de haute facture qui ont fait par la suite les beaux jours des instituts et universités des pays du Golfe», a-t-il fait savoir.

Malheureusement et avec la restructuration de la fin des années 90, cet Institut comme d’ailleurs l’ensemble des autres Instituts de Boumerdès ont été rattachés à l’université nouvellement créée et sont passés de la tutelle du ministère de l’Industrie au ministère de l’Enseignement supérieur, a-t-il regretté. Et d’ajouter : «Une décision qui a été vraiment fatale et qu’il faut aujourd’hui corriger en réédifiant cette ville comme un vrai pôle technologique, peu importe la tutelle. L’essentiel est que l’Algérie disposera de nouveau de grandes écoles offrant un enseignement de qualité et en cohérence avec les aspirations et les objectifs pour une émergence rapide».

Par Zahir Radji 

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