L’extension des transactions passe par l’e-paiement

Le commerce électronique manque d’encadrement

0 3 887

Par Abdelkader Mechdal        

Exiger la facturation des transactions s’opérant en commerce électronique, est la meilleure façon pour normaliser un marché qui se répand sur la toile, touchant à de plus en plus de produits, allant de l’alimentaire, l’habillement, les articles de ménage aux produits électroménagers, électroniques et tous les biens qui trouvent preneurs chez les ménages, d’une façon particulière.

 

Pour ce qui est des intervenants sur ce nouveau marché, qui s’est montré très flexible au temps du confinement, il y’a lieu de remarquer la présence de chaines commerciales de réputation internationale, qui ont adopté dés le démarrage de leur activité sur le marché national, les règles universelles consistant à proposer des produits variés avec la prise de responsabilité quant à leur garantie, avec la délivrance automatique d’une facture inscrivant les adresses et coordonnées de contact. L’extension de l’activité a emmené ces intermédiaires spécialisés à l’ouverture de points de liaison qui fleurissent un peu partout dans les artères principales des grandes villes, dans un rapprochement avec les clients, donnant plus d’assurance par rapport à l’existence physique de ces chaines, et une bonne visibilité en relation avec l’activité commerciale qu’elles mènent, ce qui crée une relation de confiance avec les consommateurs. Pour le choix d’achat ou de l’abstention de la faire, il se fait par rapport aux prix proposés, tant que le consommateur est en connaissance de ce qui est pratiqué sur le marché, sauf peut être pour les produits en vendus en exclusivité, qui sont commercialisés avec une attention de convaincre les clients du bon choix qu’ils font en recourant à l’achat de ces produits.

Le problème dans ce genre de transactions, est en relation avec le manque de traçabilité des vendeurs très présents sur les réseaux électroniques, qui font en sorte de jouer sur des annonces faussaires, consistant à la présentation de produits non conformes à ceux délivrés, soit en relation avec la qualité du produit ou de son origine, avec une absence de tout repère pouvant guider le client lésé à réclamer son droit au retour de la marchandise à son fournisseur, ce qui tourne carrément à l’arnaque. Dans ce cadre, et vu le chiffre d’affaire grandissant exploitant la conjoncture caractérisée par la pandémie du coronavirus et ce qui s’ensuit comme pratique commerciale via internet, l’intervention de la réglementation doit prendre en charge l’application stricte des règles protectrices des consommateurs, ce qui aura comme effet de passer vers un mode de transaction sécurisé, qui pourra faire basculer le commerce électronique à une vérité dans un marché en pleine mutation. 

Cet encadrement juridique doit permettre aussi de passer vers le paiement électronique qui connait en Algérie un retard flagrant, surtout sachant que la modernisation du commerce via internet reste sans aboutissement, tant que le mode de paiement des transactions se fait exclusivement par cash. Une situation anormale, qui trouve ses raisons dans le manque de services financiers qui puissent encourager l’utilisation des cartes de paiement dans les opérations d’achat, ce qui témoigne du besoin de voir instaurer un plan de modernisation qui aura la charge d’inciter au règlement des transactions en recourant à l’e-paiement.        

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.