L’industrie devant la tâche difficile de sa reprise

Vu la perte subie en technologie et en qualification

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La tâche, qui attend le département de l’industrie, est parmi les plus délicates que l’exécutif va devoir prendre en charge, dans le cadre de cette politique économique qui veut remettre le secteur productif sur les rails, après des décennies d’abandon et de mauvaise vision de réforme qui n’arrive toujours pas à faire bouger les choses.

 

La difficulté est en relation, en fait, avec la dégradation constatée sur les éléments constituant les bases de l’industrie nationale, qui ont vu leur situation se dégrader avec le temps, soit en termes d’investissement ou bien en perte de savoir-faire en relation cette fois-ci avec la mise en chômage ou en retraite de la main-d’œuvre qualifiée qui a pu détenir un niveau de technicité, nécessaire pour l’activité industrielle dans le pays.

Là, ce qui est sûr est que l’industrie nationale a subi des pertes de capacités en relation avec le désinvestissement qu’a connu le secteur depuis les années 1990, puisque les accords avec le FMI ont porté sur une restructuration en vue de créer un environnement de création de la plus value, et rendre le secteur industriel à sa place comme créateur de richesse et passer à une meilleure compétitivité sur le marché, ce qui aurait permis un meilleur positionnement dans un marché de plus en plus ouvert devant la concurrence, et surtout celle imposée par ceux qui importaient des produits finis dans le cadre de pratiques commerciales nouvelles en rapport avec l’ouverture du marché national en prônant le mode d’économie de marché pour organiser les affaires économiques du pays.

La conséquence directe d’une telle démarche est la perte de parts de marché de l’industrie nationale, vu la dissolution des entreprises et unités industrielles en état de déficit crucial, et le désengagement de l’Etat qui a mis les entreprises publiques restantes, puisque c’est de l’industrie publique qu’il s’agit, devant une situation où l’investissement a connu une baisse dans le temps et pendant de longues durées, chose qui a freiné et la maintenance et l’investissement nouveau, pour donner un triste sort pour l’économie nationale qui enregistre désormais une situation de désindustrialisation.

Ce dernier phénomène n’a pas seulement une relation avec la perte de capacités, mais aussi a touché une perte technologique en relation, et bien sûr la qualification d’une main-d’œuvre qui s’est retrouvée en dehors d’un circuit industriel où elle a évolué dans le temps. La conséquence est que des enquêtes ont permis de révéler que 82% de l’industrie restante travaille sur la base de techniques simples et à faible valeur ajoutée. En plus que l’industrie nationale ne bouge pas en termes de contribution au PIB, ne dépassant pas le triste chiffre de 5% et voilà que le département de l’industrie se retrouve devant une situation délicate, qui consiste à reconstruire tout un secteur en mauvaise position de relance, et de reprise de parts de marchés perdues au fil du temps.

Par Abdelkader Mechdal

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