L’Italie prête à accompagner l’Algérie

Diversification de l’économie nationale

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L’Italie, partenaire traditionnelle de l’Algérie, se dit prête à accompagner le gouvernement algérien dans sa nouvelle stratégie, visant à la diversification de l’économie nationale. D’ailleurs, un forum d’affaires sera tenu dans les mois prochains afin de définir les secteurs et les créneaux, principalement hors hydrocarbures dont les entreprises italiennes pourraient apporter de la valeur ajoutée à notre économie. 

 

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Manlio Di Stefano qui s’est entretenu avec le ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali Braham, a souligné les liens historiques entre l’Algérie et l’Italie et la volonté de son pays à se projeter vers un avenir commun basé sur la complémentarité des économies des deux pays.

«Notre mission en Algérie a pour objectif de tracer un nouveau parcours commun avec la volonté de relancer l’économie de ce pays», a-t-il déclaré, selon un communiqué du ministère de l’Industrie. Le responsable italien a exprimé l’intérêt des entreprises de son pays à s’installer et investir en Algérie. 

Lors de cette rencontre, les deux ministres ont examiné les relations économiques algéro-italiennes notamment dans le volet industriel dans l’objectif de donner un nouveau souffle à ces relations historiques. Ainsi, les deux parties ont affiché leur volonté commune de renforcer la coopération bilatérale et de créer des projets de partenariat dans différentes filières industrielles comme les industries agroalimentaires et les énergies renouvelables.

Dans ce cadre, le ministre de l’Industrie et de Mines, Ferhat Aït Ali, a dit avoir évoqué avec la partie italienne la possibilité de relancer l’économie nationale avec le soutien et l’aide des entreprises italiennes. Il s’est dit favorable à tout projet de partenariat conformément aux nouvelles dispositions du code de l’investissement, actuellement en cours d’actualisation.
Par ailleurs, et lors de son entretien avec le ministre délégué chargé du Commerce extérieur, en l’occurrence Aïssa Bekkai, l’Italien Manlio Di Stefano a mis l’accent sur la nécessité de trouver de nouvelles voies pour développer les relations commerciales entre l’Algérie et l’Italie, après, notamment, «le léger recul enregistré ces dernières années». «Ce recul requiert de chercher de nouvelles perspectives de partenariat gagnant-gagnant, au service de l’économie des deux pays», a-t-il ajouté. Faisant part de l’intérêt accordé par les entreprises italiennes au marché algérien, notamment après l’octroi de plusieurs avantages aux investisseurs étrangers, le secrétaire d’Etat a souligné la nécessité d’échanger des expériences entre les deux parties.

La tournée qu’a effectuée le responsable italien a été une occasion pour la partie algérienne de présenter la nouvelle vision et stratégie de l’Algérie nouvelle pour le renouveau économique, reposant essentiellement sur la révision des textes législatifs afin d’attirer davantage d’investissements étrangers directs (IDE), notamment après la suppression de la règle 51/49.

Ainsi, les responsables algériens ont appelé la partie italienne à saisir l’occasion de l’adhésion officielle de l’Algérie à la zone de libre-échange continentale africaine (ZECLAf), pour accéder à un marché «prometteur» de plus d’un milliard d’habitants.

Par Zahir Radji 

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