L’objectif de 90 000 véhicules en 2019 sera atteint

Conversion des véhicules en GPlc

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Pour économiser de l’énergie et réduire le taux de pollution dans l’air, les autorités ont décidé d’encourager l’utilisation des kits GPL pour les voitures. Ainsi, le gouvernement table sur au moins de 490 000 véhicules  roulant au gaz de pétrole liquéfié carburant (GPLc) à fin 2019, annonce Mustapha Nouri, un cadre de la société publique, Naftal.

Ce responsable a  précisé que même si l’objectif d’atteindre un million de véhicules roulant au GPLc est fixé pour 2023, l’évolution actuelle de ce parc mobile est «remarquable». C’est tellement important que rien que pour l’année 2019, 700 000 tonnes de « GPLc » ont été  écoulées sur le marché national. Durant la même période, l’Algérie a connu la conversion de 90 000 véhicules. Plus que cela, le taux d’évolution de reconversion des véhicules a dépassé 30% durant la même période, annonce-t-on encore.

Pour atteindre les objectifs tracés, le représentant de Naftal a évoqué les  actions que l’entreprise publique compte entreprendre en 2020, portant notamment sur l’industrialisation de l’activité conversion à travers le lancement des études pour la réalisation d’un pôle de conversion à l’est avec une capacité de 30 000 conversions/an. Pour cela, les autorités comptent également sur la contribution des entreprises Ansej/Cnac. «De plus, il s’agira d’élargir la convention Ansej/Cnac à toutes les wilayas et l’extension du réseau d’agents agréés en intégrant les candidats Ansej/Cnac», a indiqué le même responsable lors d’une rencontre tenue hier à Alger.

Pour le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, «tous les moyens ont été mobilisés pour la réalisation de 1 000 stations-services équipées en GPL, ainsi que plusieurs structures et centres spécialisés dans l’installation des kits GPL à travers tout le territoire national». Pour atteindre l’objectif de 1 million de véhicules équipés en kits GPLc en 2030, le gouvernement a accordé une subvention financière allant jusqu’à 50% du coût d’acquisition, en vue d’encourager les propriétaires de véhicules publics et particuliers, ainsi que les taxis à recourir au GPL. Aussi, des avantages et des facilitations ont été accordés pour la promotion de l’utilisation du Sirghaz dont l’exemption de véhicules GPL de la vignette-auto.

En plus des avantages fiscaux, le gouvernement algérien a décidé de construire, en coopération avec une firme polonaise, une usine de fabrication de kits GPL. Les autorités comptent l’installer dans la willaya de Mascara.

En plus de l’aspect environnemental, les autorités misaient sur le GPLc pour notamment diminuer la facture d’importation de carburants. Jusqu’à l’année dernière, la demande nationale en carburants était estimée à 15 000 tonnes par an. Jusqu’à 2017, la facture d’importation des carburants était de plus de 2,5 milliards de dollars. Mais le montant n’a cessé de baisser depuis et le pays a cessé d’importer les carburants depuis le début de l’année en cours. Selon le gouvernement, «les raffineries qui existent à l’échelle nationale sont suffisantes pour couvrir la demande estimée à 15 millions de tonnes ». Par raffineries, on désigne celle de Sidi R’zine (Alger), Arzew (Oran), Skikda et Hassi Messaoud. Depuis deux ans, une autre usine de raffinage a été inaugurée à Adrar.

Essaïd Wakli

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