« L’OPEP est une organisation respectée », affirme l’Algérie

Pour ses 60 ans

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Par Essaïd Wakli

L’organisation des pays exportateurs du pétrole, OPEP, célèbre cette années sa soixantième année d’existence. Une occasion de faire un bilan d’une organisation qui a malgré tout réussi à fédérer la majorité des pays exportateurs du pétrole, dont l’Algérie. 

 

La célébration de cette date coïncide avec la pandémie du Covid-19. Ce qui, aux yeux de l’Algérie, une preuve de la solidité de cette organisation. C’est ce que confirme le ministre algérien de l’Energie, Abdelmadjid Attar. «Aujourd’hui, l’OPEP est une organisation respectée, crédible et influente. Sa voix est écoutée dans les scènes multilatérales », a-t-il souligné en soutenant que la pandémie de coronavirus « a clairement démontré la capacité unique de l’OPEP à agir, en partenariat avec d’autres exportateurs de pétrole, afin d’éviter le chaos et de ramener une stabilité bien indispensable » au marché.  

Se félicitant du « rôle positif, désormais reconnu par tous »,  de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, dont il préside la conférence, M. Attar estime que l’Opep a été couronnée de succès pour trois raisons principales, que sont « l’égalité souveraine de ses membres, la fidélité à sa mission et sa capacité à s’adapter aux nouvelles réalités ». 

A la question de savoir si des « frictions » existaient entre les grands et les petits producteurs de l’OPEP, il a écarté de telles suggestions, assurant qu’il s’agit bien d’une « organisation d’égalité ».  « Je pense que ce principe même de l’égalité souveraine est le principal moteur du succès et des grandes réalisations de l’Opep en 60 ans d’existence », a-t-il soutenu.

Malgré la crise économique mondiale, l’organisation explique que « des signes de reprise économique sont visibles dans la plupart des pays et des régions, aidés par une maîtrise réussie de la pandémie et un soutien gouvernemental important pour atténuer les effets néfastes sur les emplois et les entreprises », aanalysé le ministre.  

Selon le secrétariat de l’OPEP, la demande de pétrole devrait augmenter d’environ 10 mbj au troisième trimestre, par rapport au deuxième, conduisant à l’épuisement des stocks mondiaux à un rythme d’environ 3 mbj, ce chiffre augmentant encore à plus de 5 mbj au quatrième trimestre, a noté le ministre.  

Malgré cette déprime, l’OPEP reste optimiste. A partir de 2021, la situation sera « encore meilleure », le rééquilibrage du marché se poursuivant et les stocks mondiaux s’épuisant à un rythme de 4 mbj, a-t-on analysé. Cependant, « les incertitudes restent importantes » vu le nombre des nouveaux cas de Covid-19 qui monte en flèche dans certains pays, ce qui impose à l’organisation, selon son président, de « rester vigilante ».  

« Je peux vous assurer que nous surveillons attentivement l’évolution du marché et restons prêts à prendre d’autres mesures correctives, si la stabilité du marché l’exige », a assuré le ministre algérien.

Malgré la crise, l’Opep n’avait pas d’objectif de prix, mais qu’elle visait juste à « assurerun marché équilibré et à réduire la volatilité des prix du pétrole d’une manière qui préserve les intérêts de ses pays membres, garantit un approvisionnement sûr aux pays consommateurs et un juste retour à ceux qui investissent dans le secteur pétrolier », précise Attar qui a estimé que « tout de même que le prix actuel du pétrole était « trop bas ».

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