Makri à propos de la nouvelle constitution : Voter «non» pour empêcher la «fraude électorale»

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Le président du Mouvement de la Société pour  la Paix (MSP) Abderrazak Makri a considéré samedi que la décision du parti portant sur sa participation au prochain referendum du premier novembre prochain et dire «non » à la nouvelle constitution, était la meilleure façon de contrecarrer la «fraude électorale ».

S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue au siège du parti à Alger, le président du MSP, un parti qui ne cache pas ses critiques à l’égard du nouveau document constitutionnel, a considéré également que «le vote permet aux partis politiques de perdurer sa présence » sur la scène nationale.

Makri a averti contre «la nouvelle constitution qui peut mettre l’Algérie dans une véritable crise en cas ou elle passe par les urnes ». « En cas ou elle ne passera pas, cela va représenter une opportunité pour guérir la fissure que cette question a généré », ajoute –t- il également.

Pour Makri, «les mêmes partis qui ont soutenu l’ancien régime et appuyer la constitution de 2016, manifestent leurs soutient à cette nouvelle constitution et ce malgré que le mouvement populaire pacifique a demandé leurs exclusion et leur dissolution».

Makri a dénoncé également ce qu’il a considéré comme « entraves » à l’activité du parti à l’occasion de la compagne sur la nouvelle constitution. Il a par la même exprimé son étonnement pour l’ «ingérence» qu’a manifesté le ministre français des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian lors de sa visite en Algérie jeudi passé, en considérant que la nouvelle constituions était une chose «positive».

Le MSP avait déjà annoncé récemment son refus pour la nouvelle constitution, dans ses critiques, il a avait affirmé que les propositions du parti n’avaient pas été prises en considération lors de l’élaboration du nouveau document à l’instar de l’intégration d’un artiche qui stipule que « la Chariâa islamique doit être une source fondamentale dans la législation».

La position du parti converge avec celles d’autres partis et figures de la mouvance islamiste dans notre pays à l’instar du Front de la Justice et du Development dirigées par Abdellah Daballah. Par : Imane Laouas

Synthèse et traduction : Aziz.Latreche

 

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