Malgré la pression, les produits alimentaires sont disponibles

Consommation

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Les assurances données par les autorités, l’accès à certains produits alimentaires en ces temps de confinement est parfois difficile. Si des produits laitiers et les pommes de terre et autres produits agricoles sont disponibles, une grande pression s’est créée autour de la semoule et de la farine. 

 

Pour assurer l’approvisionnement des minoteries en blé, le ministère de l’Agriculture avait  fourni à travers tout le territoire national 5 quintaux de blés dur et tendre, durant les dix derniers jours (du 10 au 20 mars courant), pour la production de la semoule et de la farine, a assuré le directeur de la régulation et du développement des productions agricoles (DRDPA) au ministère de l’Agriculture et du Développement rural, Mohamed Kherroubi, dans une déclaration à l’APS. Pour lui, 500 minoteries, à travers le territoire national, assurent la transformation de la matière première, à savoir les blés dur et tendre en farine pour couvrir la demande du marché. Il a assuré que le secteur a mis en place un programme spécial pour assurer l’approvisionnement du marché, afin d’éviter une éventuelle pénurie chez les détaillants. «Les céréales de différentes sortes sont disponibles en quantités suffisantes au niveau des stocks et acheminées vers les minoteries pour leur transformation, et partant, leur commercialisation sur les marchés», a-t-il soutenu.

Pourtant, dans beaucoup de commerces des grandes villes, particulièrement à Alger, la farine et la semoule manquent. Dans certaines régions où les autorités ont autorisé les minoteries à vendre directement aux consommateurs, la pression est telle que des bagarres ont éclaté entre des citoyens venus d’approvisionner. Des queues interminables se sont même formées autour de ces usines.

En dehors de la farine et de la semoule, d’autres produits de première nécessité sont disponibles en quantité. C’est le cas des pommes de terre qui sont «disponibles» en quantité, assurent les responsables du ministère de l’Agriculture. Ainsi, l’Onilev, l’Office national interprofessionnel des légumes et des viandes, appelle «tous les citoyens à travers le territoire national à éviter toute panique et appréhension liée à l’insuffisance de cette denrée sur les marchés, durant les jours et les semaines à venir, d’autant plus que plusieurs opérations de collecte se déroulent dans diverses wilayas, outre les quantités stockées de cette denrée au niveau de l’Onilev suffisantes pour plusieurs mois». L’Office s’est engagé à assurer la régulation des marchés, en vue de lutter contre le monopole et la spéculation jusqu’à la fin de cette «épreuve nationale», appelant les consommateurs de la société civile à faire preuve de «cohésion et de solidarité particulièrement en cette conjoncture sanitaire que traverse le pays». Ce que nous avons pu vérifier dans certains quartiers de la capitale où la pomme de terre s’écoule à 55 DA le kilo.

Pour les produits laitiers, malgré la persistance de la pression sur le lait en sachet, les autres produits sont disponibles. Les opérateurs du secteur s’engagent d’ailleurs à satisfaire la demande et à approvisionner le marché régulièrement. C’est le cas de Danone Djurdjura qui annonce que «dans ce contexte particulier et difficile que traverse notre pays», l’entreprise tient «à rassurer» les «consommateurs, ainsi que les 900 éleveurs» qui fournissent quotidiennement 150 000 litres de lait, que «nous continuerons à collecter du bon lait frais pour assurer la pérennité de cet écosystème fragile, et que nous continuerons par conséquent à fournir l’ensemble de nos produits laitiers frais à nos consommateurs». D’autres produits, comme l’huile et le sucre, sont également disponibles en quantités. Leur exportation est interdite par les autorités durant cette période. Le but étant de bien approvisionner le marché et éviter des pénuries.

Par Essaïd Wakli

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