Maroc.. Les formalités pour y voyager cet automne

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Après plus de six mois de fermeture et malgré les nouveaux cas de coronavirus identifiés dans le pays ces derniers jours, le Maroc rouvre très timidement ses frontières aux touristes étrangers.

Le Ksar d’Aït-benhaddou, près de Ouarzazate dans l’Atlas, un site classé à l’Unesco. Le pays amorce sa réouverture très progressive aux touristes, depuis le 6 septembre. Saharrr

C’est une nouvelle en demi-teinte pour les professionnels du tourisme marocain. Bien que la situation sanitaire liée à la Covid-19 soit toujours alarmante (le bilan des contaminations a atteint un niveau sans précédent avec 2 234 nouveaux cas le 7 septembre, NDLR) et que l’état d’urgence ait été prolongé jusqu’à la mi-novembre, le gouvernement a annoncé le 6 septembre la réouverture progressive du pays aux touristes. Avant de boucler ses valises en direction du Maroc, décryptage des conditions – plutôt strictes – de cette timide réouverture.

Avant de partir : test et réservation dans un établissement hôtelier

Depuis le 6 septembre, les étrangers ont donc le droit d’accéder au territoire marocain à une triple condition : être originaires de pays qui ne sont pas soumis à la formalité de visa (comme la France, donc); présenter un test PCR négatif datant de moins de 48 heures (pour les voyageurs âgés de plus de 11 ans); ainsi qu’un test sérologique. Avant le départ, ils devront également remplir une fiche sanitaire retraçant leur parcours lors des derniers jours et disposer d’une réservation confirmée dans un établissement hôtelier, ou d’une invitation de la part d’une entreprise marocaine.

Le hic ? Sur l’immense majorité des hôtels fermés depuis mars dans le pays (environ 95%), tous n’ont pas rouvert. De plus, le trafic aérien n’a pas encore repris son cours normal. La compagnie aérienne Royal Air Maroc a ainsi annoncé sur Twitter avoir repoussé d’un mois la reprise de ses vols réguliers. Idem chez Transavia, dont les vols mis en vente représentent 50% du programme par rapport à l’année dernière à la même période.

Par ailleurs, ces dernières semaines, les autorités marocaines ont placé en quarantaine certains quartiers de plusieurs grandes villes (Tanger, FèsMarrakech, Beni Mellal, Rabat, Salé). Dans ces zones, la plupart des lieux publics ont fermé (salles de cinéma, salles de sport, musées, discothèques, théâtres), l’accès aux plages a été bloqué et les bars et restaurants sont contraints de baisser le rideau à 22 heures – pour ceux qui restent ouverts.

Seuls quelques mosquées et hammams restent accessibles, accueillant un nombre limité de personnes et sous réserve de respecter les règles sanitaires imposées par le gouvernement. Enfin, les rassemblements de plus de dix personnes sont interdits jusqu’à nouvel ordre.

Quant à Casablanca, la ville a été mise sous cloche jusqu’au 21 septembre (cette mesure est reconductible). Ainsi, tous les accès sont barrés sauf autorisation délivrée par les autorités locales. Des contrôles de déplacements et un couvre-feu nocturne ont également été mis en place. Dans la capitale économique du pays, les cafés et commerces ferment à 20 heures, les restaurants à 21 heures.

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