Mobilis va se déployer au Mali

Télécoms

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Après Sonatrach et d’autres entreprises privées, c’est au tour de l’opérateur public Mobilis de s’exporter. 

 

La société spécialisée dans la téléphonie mobile se déploie au Mali où elle a obtenu un accord préliminaire pour l’obtention d’une licence globale d’exploitation de réseaux 2G, 3G et 4G. 

L’annonce a été faite hier sur les ondes de la Radio nationale par la ministre de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du Numérique, Houda-Imane Faraoun

«L’opérateur Mobilis vient de recevoir un écrit officiel des autorités  maliennes lui notifiant que son offre technico-financière a obtenu un  accord pour l’obtention d’une licence globale», a indiqué la ministre qui ajoutera que l’opérateur avait, d’abord, «présenté au Conseil des  participations d’Etat, un business plan pour obtenir une licence  d’opérateur de télécommunications au Mali». Mme Faraoun a précisé également que l’opérateur public avait fait «le nécessaire en déposant un dossier auprès de l’Autorité de régulation malienne et qui a été étudié et examiné au même titre que d’autres soumissionnaires».

Cependant, la ministre a tenu à préciser qu’il ne s’agit, en vérité pour l’instant que «d’un accord préliminaire d’attribution provisoire de la licence» à l’opérateur algérien qui «devra négocier les termes qui seront conclus durant les prochaines semaines afin d’ouvrir une nouvelle filiale du Groupe Télécom Algérie au Mali. Selon elle, le directeur de l’opérateur «doit se déplacer (au Mali) pour signer les documents et concrétiser les dernières démarches, notamment financières, et démarrer des travaux».

Selon des médias spécialisés, Mobilis a passé aisément le cap de la phase technique en étant placé en tête de la short list des concurrents. La société algérienne profite ainsi  des réserves qui ont été émises sur le groupement malien qui n’a déployé aucun réseau. En plus de l’offre technique, Mobilis a avancé comme argument sa position de leader maghrébin avec près de 20 millions de clients, ce qui est l’équivalent de toute la population malienne. Le cahier de charges a été élaboré par l’Autorité malienne de régulation des télécommunications/TIC et postes (AMRTP). Une commission composée de 14 membres issus de différents départements ministériels et services techniques a été mise en place afin de travailler sur les offres pour l’octroi pour cette 4e licence.

C’est la première fois qu’un opérateur public de télévision décroche ainsi un marché en dehors des frontières du pays. D’habitude, des marchés de téléphonie mobile des pays subsahariens sont accordés aux opérateurs français ou parfois marocains. Ce n’est pas le cas cette fois-ci. En Algérie, l’opérateur public Mobilis est en première position derrière OTA, Omnium Télécom Algérie, en termes de nombre d’abonnés. Ooredoo ferme le podium. Selon les chiffres de l’Autorité de la régulation de la poste et des télécommunications électroniques, Mobilis comptait 17 982 671 abonnés au premier trimestre de l’année en cours contre 15 761 492 pour OTA et 12 156 094 pour Ooredoo. Globalement, le réseau national de téléphonie mobile comptait, au deuxième trimestre 2019, 45,9 millions d’abonnés.

 

Par Essaïd Wakli

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