Nécessité pressante d’un réseau d’assainissement

Zone industrielle de Hassi Ameur (Oran)

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La zone industrielle de Hassi Ameur (Oran), s’étendant sur une superficie de 319 hectares, nécessite la réalisation d’un réseau d’assainissement qui se fait attendre depuis une quinzaine d’années.

Le constat est affligeant. La zone fait l’objet de rejets d’eaux noirâtres aux odeurs nauséabondes. Une situation qui perdure, a-t-on expliqué au wali d’Oran, Abdelkader Djellalou lors d’une visite jeudi dernier.

Réalisée au cours des années 1980 sans être dotée d’un réseau d’assainissement, cette zone industrielle est confrontée quotidiennement au rejet de centaines de mètres cubes d’eaux usées depuis une trentaine d’années.        

Le directeur local des ressources en eau, Djelloul Tarchoune a affirmé lors de la visite qu’il s’agit de rejets industriels, déversés dans la nature sans le moindre traitement. «Une véritable catastrophe écologique», a-t-il souligné.

Les autorités locales ont pourtant tenté de régler le problème et chaque responsable tente de démontrer qu’il a tenté d’agir sans succès.impératif de décentraliser l’opération pour régler les problèmes locaux. C’est le ministère de l’Industrie qui gère les projets de réhabilitation de la zone. Les responsables locaux s’en lave les mains. Une enveloppe d’avenant, d’un projet de réhabilitation datant de 2006, n’arrive toujours pas, a-t-on fait savoir.

Le wali d’Oran a préconisé de décentraliser l’opération en application des recommandations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune lors de sa récente rencontre avec les walis.

Pour résoudre le problème de manière définitive, le directeur de l’hydraulique explique qu’il est nécessaire de réaliser un réseau d’assainissement et une station de relevage.

Une conduite pour acheminer les eaux usées vers le lac Télamine a déjà été réalisée dans le cadre du projet de réhabilitation de 2006. Il suffira de la raccorder avec le futur réseau d’assainissement.

En attendant la réhabilitation de la zone industrielle qui compte 192 unités, les industriels sont responsables de leurs déchets. Chaque unité doit être équipée d’une petite station pour épurer ses eaux de rejets, a-t-on recommandé.   

La directrice locale de l’environnement, Samira Dahou, a rappelé, lors de cette visite, qu’une commission chargée de contrôler les rejets des industriels, constituée il y a plusieurs mois, a déjà adressé 49 mises en demeure aux industriels qui ne disposent pas d’un système interne d’épuration, affirmant que le travail de contrôle se poursuit pour toucher le reste des unités.

Selon le directeur de l’hydraulique, les eaux usées stagnantes représentent un risque de pollution de la nappe phréatique. D’autant qu’il s’agit de rejets industriels pouvant renfermer des métaux lourds, dangereux pour la santé.

Les puits ne sont pas rares dans cette zone riveraine, ce qui soulève de nombreuses questions quant à l’usage de leurs eaux et les risques que peuvent présenter, a-t-il fait savoir.

La responsable de la communication à la direction de l’environnement, Aïcha Mansouri, a tenté de rassurer que les eaux des puits de cette zone riveraine, ce qui soulève de nombreuses questions quant à l’usage de leurs eaux et les risques que peuvent présenter, a-t-il fait savoir.

En outre, la responsable de la communication à la Direction de l’environnement, Aïcha Mansouri a tenté de rassurer que les eaux des puits de cette zone sont saumâtres, donc impropres à la consommation.

«Ces eaux sont généralement utilisées pour l’irrigation et le nettoyage», a-t-elle avancé, assurant que les analyses effectuées par les laboratoires de l’Observatoire régional de l’environnement et de la Société de l’eau et de l’assainissement d’Oran (Seor) confirment que les eaux souterraines sont contaminées par des résidus organiques et que les métaux lourds ne traversent pas les sédiments du sol pour arriver jusqu’à la nappe phréatique.

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