Non, les prix de l’électricité n’augmentent pas

Energie

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Malgré la crise économique et le manque de liquidités, le gouvernement ne compte pas augmenter le prix de l’électricité et du gaz pour les ménages. Cela a été rappelé par le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar, lui-même lors d’un déplacement à Annaba. Il a déclaré, sans ambages, qu’« il n’y a aucune intention d’augmenter le prix de l’électricité et du gaz à usage domestique ».

Plus précis, Abdelmadjid Attar a affirmé que l’augmentation de la production énergétique du pays et sa mobilisation au service des investissements et de la relance économique constitue « une orientation urgente et stratégique pour le ministère de l’Energie ».

Le ministre a précisé que «l’énergie produite actuellement, électricité, gaz naturel et d’autres matériaux énergétiques est exploitée dans le domaine domestique, qui utilise environ 70 % de l’énergie totale produite», a précisé le ministre, soulignant la nécessité d’étendre l’utilisation de l’énergie dans les secteurs et les domaines de la production et ceux générateurs de richesse.

Il a dans ce sens relevé « qu’en sus de la nécessité d’assurer l’approvisionnement en énergie des foyers notamment dans les zones d’ombre, il est impératif d’œuvrer à fournir cette même énergie en quantité et qualité requises pour accompagner les investissements économiques dans les domaines productifs générant des emplois, l’industrie et l’agriculture en particulier, et celles des activités de production, des services et des petites et moyennes entreprises ».

Abdelmadjid Attar a considéré que « l’énergie constitue le principal moteur du développement », déclarant que le développement impose de « fournir de l’énergie au citoyen, à l’investisseur, à l’agriculteur et aux propriétaires d’activités productives ». 

La subvention de l’énergie constitue l’un des chapitres les plus importants pour l’Etat. L’ensemble des subventions d’électricité et de gaz coûtent au Trésor public des sommes importantes notamment avec la hausse du niveau de consommation nationale de gaz naturel qui atteint en 2020 près de 50 milliards m3. L’ancien ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, rappelait que «les prix nationaux appliqués, notamment pour le gaz naturel, sont loin du coût réel de production ». « La moyenne du prix de l’unité de gaz naturel sur le marché national s’élève à 0,28 dollars/unité, tandis-que celui-ci est cédé par l’Algérie à l’international à hauteur de 5 dollars », avait-il précisé. L’ensemble des subventions étatiques concernant l’électricité et le gaz dans le cadre du soutien du pouvoir d’achat du citoyen a coûté au Trésor public en 2019 près de 18 milliards DA.

Cette politique de l’Etat reste de mise malgré les créances que détient Sonelgaz. Le montant des factures de l’électricité et du gaz impayées par les clients de la Société nationale de l’électricité et du gaz (Sonelgaz) est estimé à plus de 60 milliards de dinars, jusqu’à juillet dernier, affirmait Chaher Boulakhras, le PDG de la société publique. Comme solution immédiate, le responsable a souligné que l’entreprise était disposée à « accorder toutes les facilités à ses clients pour le recouvrement de ses dettes, réparties entre ménages, administrations et opérateurs économiques ». Mais les autorités peinent à trouver des solutions définitives à cette situation qui pèse lourd sur les finances de la société.

Essaïd Wakli

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