«Notre objectif, c’est de proposer des services de qualité»

Brahim Djamel Kassali, PDG de la Caar au «Chiffre d’Affaires»

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Entretien réalisé par chahinez Djahnine 

 

En marge des journées portes ouvertes de la compagnie Caar assurance sous le thème : «La Caar à l’écoute de ses partenaires», qui s’est tenue lundi dernier au Marriott Constantine, Brahim Djamel Kassali, président-directeur général de la Compagnie algérienne d’assurance et de réassurance, Caar, a accordé un  entretien au quotidien «Le Chiffre d’Affaires, à travers lequel, il nous a fait part des dernières nouvelles en termes de services et services offerts par son entreprise, notamment en matière de paiement électronique, du M-paiement ainsi que des derniers produits d’assurance habitation

LCA : la Caar mène actuellement une vaste campagne de sensibilisation pour encourager la culture de l’assurance auprès de sa clientèle. Parlez-nous des journées portes ouvertes que vous organisez dans plusieurs wilayas?

Brahim Djamel Kassali : en effet, nous avons programmé ces portes ouvertes à Constantine sous le thème : «La Caar, à l’écoute de ses partenaires» pour faire le point sur les nouveaux produits commercialisés que nous proposons à nos clients, et ce, à travers les ateliers et les espaces animés par les cadres de la compagnie sur différents sujets, dont un espace dédié à l’assurance automobile, un deuxième sur l’assurance des risques majeurs et un troisième consacré au transport de l’assurance. Tous ces ateliers ont pour objectif de vulgariser  et de sensibiliser nos clients sur les nouveautés de nos services, d’une part, et d’autre part, il est important d’encourager «la culture de l’assurance». 

Autrement dit, nous travaillons au niveau local et nous nous rapprochons des opérateurs économiques de la région de Constantine pour mettre l’accent sur nos nouveaux services tels que : le  M-paiement, le E-paiement via le réseau web.

Quels sont les nouveaux produits que vous venez de lancer sur le marché des assurances ?

La Caar est une compagnie d’assurance qui se modernise constamment, et elle développe à chaque fois de nouveaux services, dans l’optique de se rapprocher le plus possible de sa clientèle. Pour cette raison, nous avons développé notre réseau national en termes de numérisation et de digitalisation  des services, car le défi de l’avenir consiste à suivre l’évolution socioéconomique du pays. En plus, l’Algérie compte actuellement environ 25 millions d’utilisateurs d’Internet et approximativement 22 millions de citoyens qui utilisent des mobiles intelligents à savoir des smartphones.

Ainsi, c’est dans cette  optique que nous devons suivre cette évolution en proposant à cette catégorie d’internautes algériens, qui sont des clients potentiels, des produits d’assurance adaptés. A vrai dire, la Caar suit l’évolution de l’environnement socioéconomique du pays. Et pour cela, nous avons développé le canal de vente à distance via la numérisation et la digitalisation de services sur le web et le site de la compagnie. Désormais, notre client pourra à partir de chez lui en utilisant une carte bancaire ou une carte CCP  faire une souscription avec simplicité et rapidité. Et pour cela, la compagnie est en train de faire un travail de sensibilisation pour l’utilisation de nos services via internet. 

En parallèle, nous avons doté toutes nos agences, réparties à travers l’ensemble du territoire national, de terminaux  de paiement électronique, TPE, pour faciliter les transactions. En 2020, nous lancerons probablement le concept M-paiement,  si la connexion, haut débit, se généralisera. Autrement dit, nous sommes en train de se projeter sur l’avenir en modernisant nos services pour garantir un rapprochement maximal auprès  de nos clients, et ce, en actualisant aussi notre réseau des agences directes et indirectes.      

En ce qui concerne la concurrence avec d’autres compagnies d’assurance existantes, quelle est votre stratégie pour y faire face ?

Pour nous, la concurrence entre les différentes compagnies  existantes sur le marché algérien de l’assurance est bonne. Dans le sens qu’on s’améliore davantage. De plus, nous intégrons l’aspect concurrence dans notre stratégie de la Caar. Car pour nous, la concurrence est celle qui apporte une meilleure qualité de service, au-delà du prix du service. En outre, l’aspect de la tarification ne doit pas être perçu   négativement, mais plutôt jouer en réalité un rôle. Le mieux est de rembourser les clients dans les meilleurs délais et de bien les payer. Nous sommes donc dans cette tactique pour améliorer notre qualité de service, notamment en termes d’indemnisation dans les délais requis. Nous faisons également de notre mieux pour moderniser les canaux de distribution, et tout cela fera la différence avec nos concurrents.

Pour nous, la concurrence entre les différentes compagnies existantes dans le marché algérien s’établit aussi dans le sens où l’amélioration des prestations est observée et où une qualité de service supérieure est apportée. Par ailleurs, nous sommes en train de faire le mieux  pour moderniser les canaux de distribution, c’est justement tout cela qui doit faire la différence par rapport à nos concurrents.      

Ce marché est-il en train d’évoluer ou de stagner en raison notamment de la crise économique que traverse le pays ?

En Algérie, le marché de l’assurance progresse, car nous avons toujours eu des taux de croissance en termes de chiffre d’affaires  réalisé et également en termes de produits offerts. En fait, nous avions des taux de croissance à deux chiffres. A titre d’exemple, entre 2005 et 2014, le taux de croissance était d’environ 14%. Mais depuis le choc pétrolier, le taux de croissance des compagnies d’assurance a diminué durant la période entre 2015 et 2017, et l’évolution a été de l’ordre de 2,5%. Néanmoins, en 2018, le secteur des assurances a enregistré un taux de 3%. En effet, les difficultés causées par la chute des prix du pétrole ont eu un impact sur le secteur des assurances. En fait, lorsque l’économie est en forte croissance, les assurances augmentent considérablement, et lorsque l’économie ralentit, les assurances ralentissent également, c’est une équation évidente et un lien parfaitement objectif.

Quelle est la contribution du secteur des assurances à l’emploi ? 

Le secteur des assurances est devenu un secteur économique et social pourvoyeur d’emplois. En effet, il y a une douzaine d’années, l’effectif national du secteur comptait environ 7 000 employés, actuellement le secteur compte 15 000 agents. On peut donc dire que le secteur des assurances apporte une contribution économique et sociale forte en créant des emplois. Par exemple, le personnel de la Caar comprend environ 1 920 employés répartis sur le réseau de 150 agences directes et indirectes de la compagnie sur le territoire national ainsi que par le biais des 130 agences établies à travers 240 Agences nationales de banques. En outre, je dois vous dire que notre réseau de distribution et de vente à distance se développe dans ce sens en incluant un personnel maîtrisant les nouvelles technologies de la communication et de l’information, car c’est  nécessaire pour les transactions numériques et autres.

 

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