Pas d’effets secondaires sur les patients

Traitement du Covid-19 par la chloroquine

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Par Zahir Radji

En dépit des polémiques soulevées à son sujet, l’usage de la chloroquine pour traiter les malades infectés par la pandémie du Covid 19 s’est, en définitive, révélé gagnant, a affirmé hier le professeur Mohamed Yousfi, chef de service des maladies infectieuses à l’hôpital de Boufarik.

 

Le professeur a signalé dans ce cadre, que parmi les 600 malades qui ont bénéficié de ce médicament au niveau de son service, aucun effet secondaire n’a été constaté à l’exemple, notamment, de problèmes cardiaques. Un témoignage qui contredit le rapport de certains spécialistes occidentaux sur les risques de décès associé à ce traitement. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait décidé fin mai dernier de suspendre toutes les études menées avec l’hydroxychloroquine et la chloroquine. 

Sur ce point, le président du Syndicat des médecins spécialistes du secteur public (SNPSSP) a précisé que l’OMS n’a pas interdit l’utilisation de ce médicament, se contentant seulement de mettre un terme à ses essais cliniques.

Un membre du Comité de suivi de la pandémie, le Dr Mohamed Bekkat, avait affirmé que l’Algérie ne renoncera pas à l’utilisation controversée de la chloroquine dans le traitement contre le coronavirus.

 «Nous avons traité des milliers de cas avec ce médicament avec beaucoup de succès à ce jour et nous n’avons pas noté de réactions indésirables.  D’ailleurs, nous n’avons enregistré aucun décès lié à l’utilisation de la chloroquine», a-t-il précisé.

Par ailleurs, le professeur Mohamed Yousfi  a souligné que depuis l’apparition du virus, dans les débuts du mois de janvier 2020, les choses ont évolué en termes de connaissances, permettant de lui adapter, au fur et à mesure, des stratégies de prévention, de dépistage et de traitement. 

S’agissant de la maîtrise de la situation, le Pr Mohamed Yousfi, qui s’exprimait sur les ondes de la Radio nationale «Chaîne III», a précisé que «celle-ci l’est globalement au niveau de l’ensemble du pays».  Pour cela, dit-il, il n’y a qu’à observer la nette diminution des afflux de citoyens vers les services de santé ainsi que celle du nombre de lits occupés par les personnes affectées par le virus.

Amené à donner son avis sur l’opportunité de la levée du confinement, le spécialiste a déclaré que celle-ci doit être décidée sur la base des recommandations du Conseil scientifique et des experts dont il rappelle que c’est sur leurs instructions qu’elle a été décidée. Une telle décision, appliquée par étapes, d’une région à une autre, doit être prise en prenant en compte les recommandations sanitaires préalables à toute reprise des activités économiques et sociales, mais aussi, insiste-t-il, du strict respect par les Algériens des mesures-phares de prévention contre le virus.

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