Plaidoyer pour la création d’un fonds d’aide

Entreprises en difficulté

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L’entreprise algérienne se trouve dans une situation délicate, notamment suite à la propagation de la pandémie Covid-19. Des pans entiers de l’économie nationale sont à l’arrêt. Des milliers d’entreprises sont au bord de la faillite et que des centaines de milliers d’emplois sont menacés. Une situation qui interpelle le gouvernement à intervenir en urgence afin de limiter les dégâts et d’éviter la mortalité d’un bon nombre d’entreprises. A cet effet, les pouvoirs publics sont appelés à accorder une importance particulière pour l’outil de production (l’entreprise). La solution réside dans la création d’un fonds d’aide aux entreprises affectées par les effets de la Covid-19, a estimé l’analyste économique et financier,  Mahfoud Kaoubi. Cet instrument financier, dira-t-il, participera sans doute à atténuer la charge des dépenses de ces entreprises.

Pour illustrer l’importance de la création de ce fonds, l’expert a cité l’exemple de l’UE qui a mobilisé 8 000 milliards d’euros pour la relance économique, dont l’entreprise a la part du lion. Aux Etats-Unis, le gouvernement a débloqué 2 000 milliards de dollars pour venir en aide aux entreprises. Par contre, regrette-t-il, dans notre pays rien n’a été fait sur le terrain, et ce, en dépit de plusieurs propositions faites par les organisations patronales, concernant le volet financier, fiscal et bancaire. Les chefs d’entreprise avaient réclamé le rééchelonnement de la dette, crédit à 0% et le report à une date ultérieure les charges fiscales et parafiscales.  

«La loi de finances 2021 ne contient aucune disposition d’aide pour les entreprises», a-t-il indiqué.

Et d’ajouter : «Peu de nouveaux projets sont inscrits. L’augmentation qu’a connue le budget des équipements concerne le financement des anciens projets». Le président de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA) avait déclaré que «rien n’a apporté de plus la LF 2021 pour les entreprises du BTPH.  Ce secteur est le plus touché par les effets de la récession économique  et de la pandémie Covid-19. S’agissant du financement de ce fonds, M.  Kaoubi a préconisé de puiser dans le budget des subventions, en réduisant l’aide de l’Etat pour les produits connaissant du gaspillage, à l’instar de l’eau, pain, gaz, etc.

Par Zahir Radji 

 

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