Plusieurs accords seront évalués

Commerce extérieur

0 2 701

Par Arezki Louni 

Le plan de relance économique en Algérie a sérieusement pris en charge l’aspect juridique des textes régissant les accords commerciaux. A commencer par les différentes zones de libre échange et l’accord d’association avec l’Union européenne (UE). 

 

Dans ce cadre, le ministère du Commerce vient de soumettre l’ensemble de ces accords à des experts, en vue d’en déceler les failles, et partant faire des propositions concrètes. Une évaluation qui prendra compte des intérêts de l’Algérie. S’exprimant lors d’une audience devant la Commission des affaires étrangères, de la coopération et de la communauté à l’Assemblée populaire nationale (APN), pour la présentation du projet de loi portant ratification de l’accord instituant la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), signé en mars 2018 à Kigali (Rwanda), le ministre a précisé que le secteur du commerce a procédé à des opérations d’évaluation commerciale des accords conclus avec l’Union européenne (UE).  D’autres secteurs devront également parachever l’opération d’évaluation des accords précités et formuler leurs propositions qui seront soumises au Gouvernement pour examen. Une démarche qui s’inscrit en droite ligne avec les instructions du chef de l’Etat, qui en Conseil des ministres avait recommandé au gouvernement de faire une « évaluation rigoureuse et objective » des effets des accords commerciaux déjà conclus ou ceux encore en discussion sur l’économie nationale. Comme il a souligné que la politique du commerce extérieur doit faire l’objet de mécanismes de concertation sectorielle plus renforcés. Deux évaluations seront faites, la première portant sur l’échange de produits hors hydrocarbures, et la 2ème sur les produits comportant les hydrocarbures qui aideront à faire pencher la balance commerciale au profit de l’Algérie. Pour M. Rezig, le dysfonctionnement en terme des acquis des partenaires au détriment de l’Algérie, après l’entrée en vigueur de ces accords depuis de longues années, s’explique par « la non-exploitation de ces accords comme il se doit pour l’intérêt du pays ». S’agissant des accords avec la zone arabe et la Tunisie, le ministre a rappelé la mise en place de deux groupes de travail qui se chargent actuellement de l’examen et de l’évaluation de ces accords. A noter que les échanges commerciaux de l’Algérie, effectués dans le cadre des accords de libre-échange avec l’Union Européenne (UE), la Tunisie et la Jordanie, ont connu une tendance baissière en 2019, alors que ceux réalisés avec la Grande Zone Arabe de Libre Echange (GZALE) ont enregistré une légère amélioration, selon les données statistiques des Douanes. Les exportations algériennes hors hydrocarbures effectuées dans le cadre de ces accords ont totalisé 1,59 milliard de dollars (md usd) (-13,48%), alors que les importations se sont chiffrées à 8,66 milliards de dollars, également en baisse de (4,68%) en 2019 et par rapport à l’année d’avant, selon les données de la Direction des Etudes et de la Prospective relevant des Douanes (DEPD). Les exportations algériennes hors hydrocarbures vers les pays de l’UE dans le cadre de l’accord de libre-échange ont atteint près de 1,25 md usd (-16,94%), alors que les importations se sont chiffrées à près de 7,31 md usd (-5,67%). L’accord avec l’UE demeure le principal accord de libre échange de l’Algérie avec une part de 84,34% des importations et 78,41% des exportations. 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.