Que devient le plan de substitution de la poudre de lait ?

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Sa facture est passée de 566,13 à 879,38 millions de dollars

Sans stabilité dans le département en charge de notre nourriture, et qui a vu défiler, en si peu de temps, plusieurs têtes, le secteur le plus stratégique de l’économie nationale ne sera jamais capable de garantir la sécurité alimentaire du pays.


Dans les dernières statistiques fournies par le Centre national de l’information et des statistiques des Douanes (CNIS), concernant la facture d’importation des produits alimentaires, un taux surgit de la liste pour sauter aux yeux de l’observateur, il s’agit de la hausse vertigineuse de la facture des laits et produits laitiers durant le premier trimestre 2017, qui a bondi à 879,38 millions de dollars contre 566,13 millions durant la même période de l’année dernière, une hausse qui a atteint les 55,33%.

A moins de 24 mois de la date butoir de 2019, fixée par les pouvoirs publics, représentés par le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, et qui devrait «fêter» la substitution définitive de la poudre de lait destinée à la fabrication des produits laitiers (Yaourt, fromage etc.), par le lait cru produit localement, on se retrouve, en ces moments très difficiles que connaissent les finances du pays, devant une hausse inattendue de la facture du lait, tous produits confondus, qui dépasse les 50%.

Sid-Ali Ferroukhi, l’ancien ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, nous assurait, confiant, en 2016, qu’aucune importation de lait et des viandes rouges ne sera tolérée à l’horizon 2019.

Où sont passés les mégaprojets des élevages laitiers intensifs, annoncés, tambour battant, par des opérateurs nationaux comme le groupe Lacheb ou celui de Tifra-lait en partenariat avec l’Américain AIAG (The American International Agriculture Group) et dont le montant de l’investissement annoncé avoisine les 800 millions de dollars. Pareil pour les milliers d’hectares distribués dans ce sens et accompagnés par des crédits bonifiés à zéro % d’intérêt à l’image des produits de la Badr Bank «Rfig» et «Ettahadi».

Que deviennent les centaines de parcelles proposées, au niveau national, par l’Office national des terres agricoles (ONTA) destinées à la création de nouvelles exploitations agricoles et d’élevage ?

Sans stabilité dans le département en charge de notre nourriture, et qui a vu défiler, en si peu de temps, plusieurs têtes, le secteur le plus stratégique de l’économie nationale ne sera jamais capable de garantir la sécurité alimentaire du pays.

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