Renault Maroc reprendra ses activités industrielles dans les prochains jours

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Le Groupe Renault rependra partiellement et progressivement ses activités industrielles au Royaume dans les prochains jours, a annoncé le constructeur automobile français.

Un mois, presque jour pour jour, après sa décision de suspendre temporairement ses activités industrielles dans le Royaume, le Groupe Renault Maroc a annoncé qu’il prépare ses deux usines de production de Tanger et de Casablanca au redémarrage partiel et progressif.

Dans un communiqué publié récemment, le constructeur a indiqué qu’une organisation souple a été mise « en place afin d’adapter la production à la reprise des marchés et de satisfaire ses clients au Maroc et à l’international ». Et de préciser que le démarrage effectif de chaque site interviendra selon un planning spécifique à chacun et ce à compter de la fin du mois d’avril.

Le Groupe précise de même source que les usines de Tanger et Somaca avaient suspendu leur production en maintenant toutefois «une activité partielle tandis que Renault Commerce Maroc et son réseau commercial ont conservé la continuité du service sur tout le territoire national grâce à une adaptation innovante de ses activités».

Ainsi que l’a expliqué cet acteur majeur du secteur automobile, «ce dispositif permet de répondre aux besoins de mobilité prioritaires des professions de santé, services publics et entreprises continuant leurs activités», assurant que les ateliers de réparation, ateliers mobiles, service de livraison et le centre d’interactions clients Renault Maroc restent actifs pour assurer un service continu aux utilisateurs.

Soulignons enfin que, dans cette situation inédite, le Groupe rappelle qu’il a mis en place «une protection économique de ses salariés garantissant le maintien de la rémunération nette mensuelle de ses 12 000 collaborateurs durant la crise».

Pour rappel, la décision du Groupe automobile de suspendre temporairement l’activité de ses deux sites de production de Tanger et de Casablanca était effective depuis jeudi 19 mars dernier. 

La mesure, qui concernait près de 11 000 collaborateurs répartis sur les deux usines, était intervenue «à la suite des impacts liés à la pandémie du Covid-19 tant dans le Royaume qu’à l’international», avait expliqué le Groupe dans un bref communiqué.

«Certaines fonctions du Groupe dont la présence physique n’est pas indispensable au bon fonctionnement de l’activité, auront recours au travail à distance», avait alors souligné le constructeur automobile, promettant que «le redémarrage de l’activité de production interviendra dès que les conditions le permettront».

Commentant la décision du Groupe Renault de suspendre ses activités industrielles au Royaume, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie verte et numérique, Moulay Hafid Elalamy, avait déclaré, dans un entretien accordé à France 24, que le Maroc était en étroite collaboration avec Renault et que les autorités nationales étaient « au fait de la décision de la pause provisoire des opérations du Groupe au Maroc».

Evoquant l’autre raison de la suspension des activités industrielles du Groupe au Maroc, le ministre avait aussi expliqué : «L’arrêt temporaire des usines Renault au Maroc fait suite aux arrêts successifs des sites fournisseurs européens». Aussi, l’épicentre de la pandémie s’étant déplacé de la Chine vers l’Europe et les supply chains automobile étant étroitement imbriquées, Moulay Hafid Elalamy confiait également : «Nous avions anticipé la décision du Groupe de mettre la production sur pause une fois leurs stocks de pièces consommés».

Au cours de cet entretien, le ministre avait en outre estimé que si Renault Maroc poursuivait sa production, «le Groupe aurait eu à stocker des véhicules incomplets, sans moteurs, pour lesquels il aurait fallu payer de l’espace de stockage et des coûts de maintenance».

Concluant ses propos, le ministre de l’Industrie avait ajouté sur la chaîne française que «l’enjeu est d’amorcer le redémarrage des opérations de manière à synchroniser Casablanca et Tanger avec la reprise de la production automobile européenne».

Rappelons à toutes fins utiles que le secteur de l’automobile est le premier exportateur au Maroc avec un chiffre d’affaires de +72 Md DH à l’export en 2018 avec +116.000 postes d’emploi entre 2014-2018.

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