Skoda Rapid ou Seat Toledo

Les jumelles sans distinction

0 18

Pas si facile de faire la différence entre ces deux berlines «essentielles», rivales de la Peugeot 301. Normal, ce sont pratiquement les mêmes. Mais alors, laquelle choisir ?

En toute logique, la prime revient à l’initiatrice, à savoir la Skoda qui a livré à l’espagnole pour un rigoureux « copié-collé » l’ensemble de ses gènes. Mais y a-t-il encore du plaisir dans ces familiales, surtout lorsqu’il faut choisir entre les deux? Chez VW Group, on fait le pari que le client n’y verra que du feu. Chez Auto-Addict, nous vous croyons beaucoup plus futés que cela. Première chose à faire, voir la dotation de chacune et regarder les prix réels, ceux que vous feront les concessionnaires après négociation. Et là, il n’y a que vous pour construire votre dossier. Mais vous avez une arme irremplaçable, vous pouvez mettre en concurrence les deux marques pour pratiquement le même modèle. À retenir, dans tous les cas, vous aurez une vaste berline familiale qui va à l’essentiel, bien fabriquée et fonctionnelle comme un taxi. 

Pour faire simple, nous allons suivre le cheminement en privilégiant Skoda, qui a été le maître du projet. Dans la gamme tchèque, il y a un trou entre la Fabia et l’Octavia que vient combler cette Rapid, aux dimensions de compacte (4,48 m), mais à l’habitabilité de routière. Ne pas se fier à son profil trois volumes, elle dispose bien d’un hayon à l’arrière pour accéder à l’énorme coffre de 550 l. Un bon décalque, et cela donne une Seat Toledo aux traits sans doute légèrement différents, mais circonscrite dans une rigueur germanique qu’on ne lui connaissait pas. Et pour cause.

En revanche, sur les Skoda et Seat, alors qu’il s’agit d’une traction, subsiste à l’intérieur un encombrant tunnel de transmission. Comme un ingénieur attire notre attention sur ce point avec un petit sourire, cela pourrait vouloir dire qu’une version intégrale ou encore hybride pourrait voir le jour. C’est assez étonnant sur un véhicule de circonstance plus que sur une berline majeure, mais chez VW Group, on est parfaitement capable de rentabiliser, par le jeu des banques d’organes, une telle évolution.

Du côté des moteurs, outre le 1.6 TDI de 105 ch retenu pour notre essai, mais également disponible en 90 ch, le client pourra préférer l’essence avec une proposition plutôt diversifiée comprenant le 3 cylindres 1.2 MPI de 74 ch, les excellents 4 cylindres 1.2 TSI de 86 et 105 ch, pour culminer avec le 1.4 TSI de 122 ch. Côté transmission, c’est simple, ce sera une boîte manuelle à 5 rapports à tous les étages (6 pour le 1.2 TSI 105) et automatique DSG (7 rapports et double embrayage) de série pour le 1.4 TSI.

Une Skoda ? Pas tout à fait. Il suffit effectivement de s’installer aux commandes de cette berline moyenne tchèque pour s’apercevoir que l’on n’évolue pas exactement dans l’univers habituel de la marque. C’est même plutôt l’ambiance de Volkswagen à l’intérieur où l’on retrouve effectivement beaucoup d’éléments propres aux voitures allemandes. L’organisation de la planche de bord très linéaire, les compteurs bien connus, différents éléments de climatisation chauffage et de console multimédia renvoient à des modèles pas si anciens de Volkswagen. Si la planche n’est pas moussée comme on pouvait s’y attendre, en revanche, l’organisation des instruments et des commandes ou la finition et les ajustements reflètent déjà toute la rigueur germanique. Pourtant, cette Skoda est bien fabriquée en Tchéquie avec sa soeur espagnole, la Seat Toledo. Nous vous laissons juges des nuances sur le tableau de bord de la Toledo, qui ne verse pas dans le luxe, mais fait preuve également d’une finition tout aussi soignée. Dans les deux cas, on a à faire à de vastes berlines moyennes avec une largeur aux coudes et une place réservée aux passagers arrière tout à fait convenable. Ces voitures se singularisent par la contenance d’un coffre énorme, mais pas encore aussi grand que celui de la 301. L’accès se fait par un vaste hayon et l’abattement de la banquette arrière, selon la configuration 1/3-2/3, permettra de disposer d’une soute impressionnante (1 490 l). En revanche, le plancher formé ainsi n’est pas plat. Il n’y a pas de petites économies.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.