Sonatrach : Les scandales se poursuivent et la réorganisation du groupe devient impérative

0 3 024

Les pouvoirs publiques s’attèlent  à rouvrir les dossiers de corruptions qui ont secoué le groupe pétrolier algérien Sonatrach notamment après une nouvelle affaire déclenchée récemment par la justice espagnole et faisant  état de « corruptions » dont seraient lié l’ancien ministre de l’énergie Chakib Khalil et  un ancien PDG de Sonatrach  avec le groupe espagnol  Naturgy Energy, anciennement appelé Gas Natural Fenosa.

En effet et selon des medias espagnols, cette enquête judicaire intervient après une enquête précédente déjà déclenchée  par Deutsche Bank group aux USA à travers laquelle, des dossiers de corruptions auraient sévit entre des hauts responsables du groupe espagnol et l’ancien ministre Chakib Khalil(en fuite à l’étranger) et un ancien PDG de Sonatrach.

Selon les medias espagnols, ces dossiers concernent des dizaines de Pot- de -vin qui auraient été versés entre les années 2011 et 2015 en vue d’obtenir des contrats de production de gaz en Algérie .Le montant de ces pot-de-vin est estimé à plus de 3,5 milliards de dollars.

Une fois de plus le groupe Sonatrach est secoué par une affaire de corruption ce qui mettra la justice algérienne devant un nouveau défi dans la lutte contre la corruption.

En février 2020, la cours suprême avait déjà annoncé la réception du dossier « Sonatrach 2 » dans le quel est inculpé Chakib Khalil, son épouse et ses deux fils pour plusieurs chefs d’inculpation liés à la corruption.

Les accusés sont tous en dehors du territoire national  et détiennent des nationalités étrangères, ce qui rend leurs extraditions impossibles selon l’avocat  et l’ancien président de la commission nationale consultative des Droits de l’Homme Farouk Ksentini .

Contacté par nos soins, ce dernier a affirmé que «la corruption qui a atteint le groupe Sonatrach relève d’une criminalité sans précédant .Il faut à tout prix activer la machine judiciaire pour récupérer l’argent volé comme le veut le peuple ».

Il dira aussi que «pour les impliqués qui ont fait l’objet de mandats d’arrêts internationaux et qui détiennent des nationalités étrangères, il sera impossible de procéder à leurs extradition du fait que les pays étrangers ne remettent jamais leurs ressortissants par contre de telles extraditions sont possibles à travers l’Interpol contre les algériens en fuite à l’étranger».

«La réouverture des dossiers qui ont secoué le groupe Sonatrach constitue un saut de qualité dans sa gestion, sa rentabilité et son rôle économique » , affirme pour sa part l’expert en développement économique Abderrahmane Hadef qui insiste par la même sur «la révision de la gestion du groupe en adéquation de l’appel du président Tebboune en vue de moraliser la vie économique » dans notre pays.  Imane laoues

Synthèse et traduction : Aziz.Latreche 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.