Sonatrach va réduire de 50% son budget

En raison des répercussions du Covid-19

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Par Arezki Louni

Epidémie de coronavirus oblige, le Groupe Sonatrach se met à la rationalisation de ses dépenses. Il compte, en effet, réduire de 50% son budget pour 2020. Comme il envisage de reporter les projets qui ne revêtent pas un caractère urgent. C’est ce qu’a déclaré le PDG du Groupe, Toufik Hakkar, dans un entretien accordé à notre confrère arabophone «El Khabar». Hakkar a indiqué que Sonatrach a entamé effectivement la mise en œuvre d’un programme de réduction des charges «pour améliorer les performances de la société durant l’année en cours et assurer les recettes fiscales au Trésor public». La réduction des budgets et des dépenses s’inscrit dans le cadre des mesures préventives pour atténuer un éventuel impact de la crise sur les programmes d’investissement de la société à moyen et long termes, en attendant que les tendances du marché international et les modalités de son évolution soient claires, et ce, à la fin du premier semestre de cette année, a expliqué le PDG. Pour suivre l’évolution du marché, Sonatrach a créé une cellule de suivi en vue d’agir rapidement face à toutes les circonstances éventuelles, a fait savoir M. Hakkar, soulignant que le groupe recourra à la flexibilité opérationnelle dont il dispose en vue de garder ses marchés traditionnels et de mieux recouvrer les recettes issues de ses ventes pétrolières et gazières. D’ailleurs, Sonatrach compte exploiter cette situation particulière pour examiner et concrétiser de nouveaux projets en collaboration avec les sociétés intéressées par l’investissement en Algérie, a déclaré M. Hakkar. Le PDG de Sonatrach a fait état de «négociations avancées» avec plusieurs sociétés, les qualifiant de fruit de la nouvelle loi sur les hydrocarbures qui vient renforcer l’attractivité du secteur des hydrocarbures dans un contexte marqué par la chute des cours de l’or noir et la concurrence accrue entre les pays producteurs pour attirer de nouveaux investisseurs. Pour ce qui est d’un éventuel recours à l’endettement extérieur pour le financement de ses projets, Hakkar a fait savoir que le programme d’investissement actuel du groupe pour les cinq prochaines années «n’envisage pas le recours au financement étranger», soulignant que les grands projets programmés dans le secteur pétrochimique s’appuient sur l’autofinancement des projets «project financing» sans recourir à l’octroi de garanties aux actionnaires, où la contribution des investisseurs se limite à une partie du capital et le reste sera effectué à travers le financement des Banques algériennes. S’agissant de l’exportation du gaz, le même responsable a avancé que «Sonatrach s’efforce en permanence d’obtenir une valeur équitable à ses exportations de gaz naturel indépendamment de la destination de ses ventes, tout en prenant en considération les exigences du marché connaissant une pression permanente sur les prix pour les réduire notamment après l’entrée de nouveaux fournisseurs avec de grandes capacités de production».

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