Soulagement et enchantement à Béjaïa

Ouverture des plages

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L’annonce de l’ouverture des plages après deux mois d’une privation totale, pour certains, et relative, pour d’autres, a rempli d’aise tous les amateurs du grand air et adeptes de la bronzette à Béjaïa. 

Il est évident que les plus invétérés ont déjà goûté aux joies des baignades, en bravant l’interdit, mais beaucoup ont attendu avec impatience ce «moment» de pouvoir accéder de nouveau à ces «espaces de liberté». «C’est formidable de pouvoir étaler de nouveau sa serviette sur le sable et de profiter du soleil et de la mer», se réjouit Nora, enseignante, qui, avoue avoir «résisté mais fini par succomber» à la tentation d’aller par deux fois «piquer une tête» à Tighremt, à 30 km à l’ouest de Béjaïa. Mais son esprit, dit-elle, «n’était pas à la tranquillité» car se sachant en infraction et craignant ainsi de se faire chasser à tout moment.
«Désormais, avec ma petite famille je vais pouvoir savourer totalement les plaisirs de la plage», raconte-t-elle les yeux enjoués. Tout comme elle, Sonia, médecin de son état, partage la même joie. A cette différence que de par son métier, elle est plus attentive, voire un tantinet appréhensif des risques sanitaires. «L’épidémie est toujours là. Il va falloir faire très attention surtout durant les rushs du week-end». Ainsi, au-delà de la responsabilité de chacun, elle a souhaité que les surveillants de plages soient à cheval sur l’obligation du respect des mesures barrières. «Par-delà les précautions sanitaires, il y’a toute la question de l’hygiène qu’il faut avoir à l’œil», renchérit-elle, mettant le doigt, sur le rejet anarchique ou l’abandon des déchets sur le sable, le partage des bouteilles d’eau ou de nourriture, entre voisins ou avec les transitaires, le lavage des mains, et autres. «Il faut être très vigilants», tranche-t-elle, en espérant que «la sensibilisation sur site va devoir continuer, voire redoubler.» L’aspect hygiène, reste en fait la préoccupation centrale du plus grand nombre. Elle revient tel un leitmotiv dans toutes les discussions en raison des retards pris dans la mise en œuvre des dispositifs y afférents. L’appréhension est surtout nourrie envers les plages des communes qui, financièrement, peinent à mobiliser les moyens requis pour ce faire. A la wilaya, le propos est à l’apaisement et à l’assurance. «Une subvention de 18 millions de dinars a été allouée aux communes en difficulté (elles sont cinq), notamment pour prendre en charge le nettoiement et l’entretien des plages», souligne sa cellule de communication qui ajoute que dans ce cadre, il leur a été acquis cinq cribleuses de sable destinées à nettoyer le littoral de pas moins de huit communes. La même source a également indiqué que des administrateurs de plages ont été installés dans toutes les circonscriptions et des opérations d’aménagement concrétisées, tout autant que la mise en place des équipements de commodités y afférents (douches, cabines pour les services compétents, accès aux plages et parkings …), a-t-on souligné, n’excluant pas la possibilité d’agir au moment opportun pour parer à toute carence.

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