Un certificat de conformité pour tous les produits

Commerce

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Synthèse Arezki Louni

De nouvelles normes régiront dans les toutes prochaines années la sphère commerciale en Algérie. Dorénavant, aucun produit importé ou de fabrication locale ne sera mis sur le marché national sans l’obtention d’un document ou d’un certificat de conformité, et ce pour les cinq prochaines années. 

 

C’est ce qu’a annoncé mardi, lors de sa visite à Boumerdes, le ministre du Commerce, Kamel Rezig. « Un travail est en cours afin de modifier et actualiser les textes juridiques dans l’objectif d’interdire la mise sur le marché, pour les 5 prochaines années, de tout produit d’importation ou de fabrication locale ne possédant pas de document de conformité. «Nous voulons instituer un système juridique à travers lequel, il pourra être possible de juger de la qualité et du type des différents produits mis sur le marché national et de leur conformité aux normes internationales et locales», a, par ailleurs, affirmé le ministre. Le travail a d’ores et déjà été entamé à travers des commissions spécialisées pour revoir et créer une nouvelle cartographie de tous les laboratoires publics et privés répartis à travers le pays et qui auront la charge de procéder à des analyses sur les produits qui seront mis sur le marché. En vue de permettre à quelques 54 laboratoires d’effectuer les analyses, le contrôle et l’homologation des produits, M. Rezig a fait état de la présentation, en 2020, de 8 autres laboratoires aux fins d’obtention d’accréditation. A ce propos, le ministre a fait état de l’ouverture d’un atelier spécialisé dans la conception de fiches techniques pour chaque produit à mettre sur le marché national, rappelant la mise en place, lors des huit premiers mois de l’année en cours, de 128 fiches techniques ou normes concernant des produits alimentaires de large consommation, en attendant la réalisation de 300 autres fiches techniques devant être réalisées l’année prochaine concernant des milliers de produits. Ces 128 fiches techniques ou normes seront rendues publiques d’ici à la fin de l’année en cours, sous forme de manuel ou de guide à distribuer aux laboratoires afin de s’y référer à chaque opération de contrôle de conformité. Insistant sur l’importance que revêt le « Registre de commerce itinérant » dans la satisfaction des besoins de la population notamment les habitants des zones d’ombre, M. Rezig a rappelé le lancement, depuis quelque mois, du recensement des espaces de stockage relevant des secteurs public et privé. Le but étant de connaitre l’emplacement de ces espaces, leur capacité, la nature et la gestion des produits stockés, en vue de réguler et organiser le marché.

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