Une occasion pour libérer le potentiel économique régional

La question de la décentralisation

0 643

La question de la décentralisation revient en force en cette occasion qui regroupe le gouvernement et les walis, dans un contexte où la recherche de l’efficacité de l’action économique et de développement suppose la rapidité de l’intervention, avec l’obligation de résultat, dans un pays si étendu comme l’Algérie. Justement, c’est cette étendue de la surface qui fait la différence par rapport aux autres pays, puisque ça lui procure des spécificités territoriales certaines, enrichissant ainsi ses moyens pour valoriser ses potentialités économiques.

 

Dans un pays où la centralisation occupe l’essentiel de la décision économique et sociale, il est de bon sens que de passer vers un autre schéma pour l’intervention publique, en se positionnant cette fois-ci sur une logique plutôt territoriale, pour faire un clin d’œil à ces opérateurs qui veulent se produire sur des localités et régions à potentialités spécifiques convenant à leur champ d’activité. C’est-à-dire leur donner cette chance qu’ils pourront s’émanciper à partir de leur spécialisation dans des activités en relation avec la ressource locale.  

Cette option est d’autant très importante, qu’elle ouvre la possibilité de la création de la richesse dans une logique de développement régional, s’appuyant sur l’effet multiplicateur des actions d’investissement local, en matière de l’augmentation substantielle de la production avec une création extensible de postes d’emploi. Mais la réussite d’une telle démarche aura à s’appuyer sur une main-d’œuvre locale qualifiée, qui pourra satisfaire les exigences techniques des nouveaux projets à réaliser.

Ce genre d’effet est lié en fait à la reconnaissance par les autorités locales spécialisées, des ressources à valoriser, et parce que la région elle-même est un ensemble de localités ayant des spécificités communes, cela supposerait que des actes homogènes soient pris dans un seul objectif qui est de maximiser les gains de ces localités regroupées en région. Un regroupement qui aura le mérite de détecter les problèmes et d’en proposer des solutions viables, pour que la région puisse optimiser l’utilisation de ses ressources matérielles et humaines.

Alors, on se pose la question sur le mode d’organisation qu’il faudrait adopter pour arriver à de meilleurs résultats sur le niveau régional. Là, il s’agira d’un nouveau mode de gouvernance économique qui doit s’appuyer sur l’intelligence régionale en optant à la création de conseils régionaux spécialisés, qui auront la tâche du point de vue économique, pour proposer les solutions en relation avec la relance des activités et leur accompagnement, à la sorte d’encourager l’établissement d’investisseurs avec les facilités à leur accorder pour les encourager à se produire dans le temps.

A partir de cette organisation, le gouvernement aura à se retirer de la gestion des affaires régionales, si ce n’est d’accompagner leur développement par le biais de facilitation en matière de réglementation, pour leur permettre de s’auto-organiser dans le cadre des politiques financières et monétaires que les autorités centrales auront à proposer dans une optique à dynamiser l’acte économique dans les régions, avec cette possibilité de leur permettre de diriger l’utilisation des ressources locales, en se basant sur une organisation efficace du territoire. Le gouvernement central aura à comptabiliser les bienfaits en matière de la croissance et de l’absorption du chômage.

Par Abdelkader Mechdal

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.