Une source de devises en attente de valorisation

Les produits du terroir

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Il est d’importance majeure que d’insister sur la particularité que constituent les produits du terroir pour la promotion des exportations hors hydrocarbures. 

 

Ces produits permettent le positionnement du «made in Algeria» sur les marchés extérieurs, vu leurs caractéristiques de qualité territoriale avérée, avec une valeur ajoutée certaine en relation avec la demande mondiale les privilégiant, ce qui donne la possibilité d’une meilleure valorisation des exportations d’une part, et la spécialisation dans des productions de qualité et à des prix très rémunérateurs en devises, d’autre part.

Dans ce genre de produits, la compétitivité à l’international est certaine, tant que leurs caractéristiques sont liées aux spécificités productives des localités où ils sont produits, du point de vue qualité et spécificités culturelles, ce qui leur donne une attractivité surtout sur des marchés connus pour leur sélectivité. Le choix des produits de ce genre, pour booster les exportations, est l’attitude que les pouvoirs publics doivent adopter, par le biais d’accompagnement qu’il faut assurer aux opérateurs, quelle que soit leur spécialisation, en agriculture, au tourisme, en artisanat ou en industrie en général, dans un souci de prendre en charge le besoin de produire dans des quantités conséquentes pour une économie aspirant à des actions d’exportation lui permettant des revenus capables de substituer ceux des ventes en hydrocarbures.

L’accompagnement, réclamé d’ailleurs par les producteurs ayant des unités de petites tailles qui ont pu rencontrer des responsables sectoriels en marge du salon national des produits du terroir clôturé hier à Alger, consiste à encourager les opérateurs en matière d’adoption des techniques nouvelles et de l’innovation, ce qui leur permettrait d’améliorer la présentation de leurs produits à des clients exigeants et améliorer le volume de leur production en tenant compte de l’évolution de la demande, surtout à l’international. Là, il faut passer vers des régimes de facilitation et de bonification touchant l’octroi des crédits bancaires adaptés à leurs besoins, et les exonérations fiscales en relation avec l’activité, ce qui aurait été mieux pris en charge, si le pays était doté d’instruments territoriaux qui pouvaient créer la dynamique attendue de l’activité dans les régions à spécialisation, soutenant en définitif une économie territoriale prospère, contribuant à faire face au besoin de la stabilisation de la population par la création de postes d’emploi et des revenus conséquents.

Le soutien de ce genre de projets à l’édification d’une économie durablement diversifiée est en relation aussi, et surtout avec le passage vers plus d’exportation en bénéficiant de l’accompagnement pour se doter d’une logistique aux niveaux régional et national pour acheminer aux meilleures conditions possibles, les produits destinés à l’exportation. N’est-ce pas le manque de cette logistique et la conformité aux normes des marchés destinataires des produits nationaux, comme la datte labelisée «Deglet Nour », qui a fait défaut pour maintenir une présence de ce produit de haute qualité sur les marchés étrangers. Pourtant ce même produit est sujet de convoitises chez nos voisins tunisiens, qui ont profité de l’occasion pour acheminer des quantités vers leur pays et les revendre en tant que produit tunisien. Beaucoup d’autres produits à haute valeur marchande sur les marchés européens par exemple, attendent qu’ils soient valorisés, ce qui constitue une source de devises complètement négligée par les autorités publiques.

 

Par Abdelkader Mechdal

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