Une stratégie globale indispensable pour l’Algérie

Développement de l’industrie nationale

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Insister sur l’industrie manufacturière pour mettre en place la nouvelle base de fabrication en Algérie doit être appuyé par la conception d’une stratégie à long terme qui aura à chercher après toutes les opportunités offertes qui auront à booster une production nationale en besoin d’accompagnement, surtout pour les filières qui ont prouvé leur capacité de diversification et de pénétration des marchés externes même au temps de la pandémie mondiale du coronavirus.

Dans ce cadre, on assiste à la programmation d’aide au profit de la fabrication industrielle, dans la loi de finances 2021, en mettant en exergue l’octroi d’avantages du code des investissements au profit des projets industriels qui prouveront une réalisation au minimum de 30% des produits en utilisant les matières d’origine algérienne, et ce, dans le souci de faire la séparation entre ce qui est considéré comme de l’importation pure des machines, et ce qui va être fabriqué dans le pays, pour arriver à créer de la plus value en amont de la fabrication manufacturière en Algérie. 

Cette tendance à concentrer l’aide de l’Etat à l’industrialisation effective dans le pays est un pas important pour consolider ses bases industrielles, après que la concurrence déloyale a réduit des fleurons de l’industrie nationale au stade de survie, et quelques fois à une situation financière délicate, comme a été le cas des entreprises publiques activant dans le domaine de l’électronique et de l’électroménager, chose qui avait poussé les pouvoirs publics à inscrire des opérations de sauvetage à leur profit dans plusieurs exercices financiers. Donc, le fait de revenir à des règles prenant en considération la prise de risque de la part des industriels effectifs, qui s’aventurent à affronter tout un environnement hostile à la production, ne peut être qu’un retour au bon sens pour encourager les investisseurs à aller de l’avant dans leurs programmes de fabrication industrielle sur le sol algérien.

Si dans l’ensemble l’intervention par le biais des exonérations fiscales et douanières et même monétaires sont à maintenir pour donner un signal pour un accompagnement public encourageant l’industrie nationale, il  reste que les grandes orientations qui auront l’impact attendu sur la structure de l’économie nationale, en redonnant à l’industrie la possibilité de reprendre sa place dans la constitution du PIB, sont celles qui seront prises en charge dans le cadre d’une stratégie globale qui aura à déterminer quelles sont les industries qui vont guider la nouvelle ère d’industrialisation. 

L’expérience de certaines industries dans le domaine de l’électronique, l’électroménager, de la transformation et des TIC a prouvé d’une dynamique de création de la valeur à l’interne, et une possibilité à trouver des débouchés à l’externe, et dans des conditions aussi difficiles que celles de la conjoncture actuelle, que ces industries peuvent guider la mutation vers une industrialisation productive et rentable qui trouvera les moyens d’extension en se référant aux règles du marché en consolidant la compétitivité de ces industries.        

Par Abdelkader Mechdal    

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