Une violation du droit international

«Africa Eco Race» passe par le Sahara Occidental

0 96

La course «Africa Eco Race», qui traverse illégalement les territoires sahraouis occupés, continue de susciter la désapprobation des ONG et institutions internationales. 

 

Cette fois, c’est l’Association française des amis de la République arabe sahraouie démocratique (AARASD) qui exprime son profond regret. «Cette année encore, l’Association des amis de la RASD s’est émue du passage de la course Africa Eco Race (12e édition – Monaco-Dakar) dans la partie du Sahara Occidental occupée par le Maroc», a souligné, mercredi dernier, l’Association française dans un communiqué de presse. 

L’Association, a indiqué dans son texte qu’elle «regrette qu’une course comme Africa Eco Race, qui affiche de généreuses ambitions pour la paix et le développement durable, se prête ainsi à des manœuvres politiques qui visent à faire reconnaître l’occupation violente du territoire sahraoui comme légitime».  La même Association a appelé l’ONU, chargée de ce dossier de décolonisation et garante de la tenue d’un référendum d’autodétermination depuis 1991, «à signifier aux organisateurs de la course Africa Eco Race de prendre contact avec les autorités sahraouies comme avec celles du Maroc pour que leur rallye respecte totalement les droits du peuple du Sahara Occidental».  De nombreux Sahraouis sont venus dans le secteur et ont organisé une forte protestation pour dénoncer l’illégalité de la situation. «Ils ont expliqué aux participants combien ils étaient instrumentalisés par le Maroc, ce dernier se servant de cet événement pour faire croire à la légitimité de sa présence au Sahara Occidental. Mardi dernier, le Front Polisario a déjà exprimé son rejet et sa condamnation du projet de traversée de cette course dans les territoires occupés du Sahara Occidental en complicité avec les autorités d’occupation marocaines. Dans la lettre, M. Sidi Omar a soutenu qu’il était «impératif que le secrétariat de l’ONU et le Conseil de sécurité assument leurs responsabilités dans le maintien du statut juridique du Sahara Occidental, en tant que territoire non autonome en attente de décolonisation». Le Front Polisario, explique M. Sidi Omar, «tient donc la puissance occupante, le Maroc, pleinement responsable des conséquences qui pourraient résulter de ses provocations continues et de ses actions déstabilisatrices, qui portent gravement atteinte non seulement à l’autorité et à la crédibilité de l’ONU, mais aussi aux perspectives d’avancement du processus de paix au Sahara Occidental», a conclu le diplomate sahraoui.

Par Arezki Louni

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.