Vers l’augmentation des capacités d’accueil des hôpitaux

Covid-19 -Prise en charge des patients

0 2 036

Synthèse LCA

Un dispositif permettant l’augmentation du volume des admissions au niveau des établissements hospitaliers conséquemment à la recrudescence des cas de coronavirus (Covid-19) sera mis en place, a annoncé hier le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid.

 

«J’ai instruit tous les responsables afin de mettre en place un dispositif de lits dédié au Covid-19. Il ne faut pas qu’il y ait un seul Algérien qui parte à l’hôpital et qu’il ne trouve pas de place. Cela est inadmissible», a-t-il déclaré sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale.

Selon le ministre, un délai de «48 heures» a été accordé aux responsables de ces établissements pour assurer une réaction rapide et efficace pour l’accueil des patients souffrant du Covid-19. Il a précisé, à ce titre, que des instructions ont été données pour que «60% des lits disponibles soient dédiés au Covid-19 et les 40% restants aux urgences».

«Le constat que j’ai fait, c’est qu’on n’a pas déployé au niveau des établissements le nombre de lits suffisants», a-t-il regretté, reconnaissant, à l’occasion, que le secteur de la santé a «été pris de cours» par la recrudescence du nombre de cas de contamination.

Pour renforcer les capacités des hôpitaux à satisfaire une demande accrue, le ministère, a-t-il poursuivi, est «en train de prendre les mesures pour stopper, à nouveau, les activités non urgentes». Il a affirmé, en outre, que malgré l’augmentation brutale de la demande «les hôtels ne seront sollicités qu’en dernier recours».

M.Benbouzid a estimé que l’augmentation des cas de Covid-19 observée ces derniers jours constitue «une préoccupation nouvelle» pour les autorités sanitaires du pays qui doivent «prendre les mesures et être encore plus vigilantes dans la communication et la sensibilisation des citoyens».

Le ministre s’est engagé, dans ce contexte, à sanctionner tout manquement dans la prise en charge des malades du Covid-19, soulignant que «des sanctions sont déjà tombées et d’autres tomberont si nécessaire». 

«Ce qui s’est passé à Sidi Aïssa (wilaya de M’sila) est insoutenable, c’est inadmissible», a-t-il jugé, faisant savoir qu’«une enquête a été diligentée». 

«J’ai le rapport et des sanctions vont tomber de la même manière qu’à Sétif et à Constantine», a-t-il averti.

Il a assuré également que la Pharmacie centrale des hôpitaux «dote tout le monde» en équipements de protection et en autres ressources nécessaires à la prise en charge de patients atteint du Covid-19. «Je ne fais qu’écouter et répondre à la demande. Je ne fais qu’instruire la Pharmacie centrale (PCH) et l’Institut Pasteur pour développer plus de moyens et répondre à la demande», a-t-il indiqué.

Interrogé sur un éventuel reconfinement, le ministre a estimé que cette mesure, qui s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 «n’est pas à écarter».

Dans le cas où l’Algérie doit recourir à nouveau à cette mesure, le confinement «sera partiel» et «non pas national», a-t-il soutenu, précisant que le confinement concernera les régions «à forte densité de population».

«C’est une mesure qu’on ne souhaite pas», a-t-il ajouté, expliquant que le recours au reconfinement «n’est pas une chose simple et n’est pas la bonne solution».

Evoquant le risque de propagation du virus durant la célébration de l’Aïd El-Adha, M. Benbouzid a affirmé que son département peut seulement «donner des recommandations sur le plan purement sanitaire», appelant les citoyens à «éviter les rassemblements et les déplacements inter-wilayas».

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.