Voici les trois épreuves qui attendent l’économie nationale

Maroc

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Analysant les récents développements observés sur les scènes internationale et nationale, Mohammed Benchaâboun, ministre de l’Économie, des Finances et de la Réforme de l’administration, a relevé les trois chocs auxquels ne saurait échapper l’économie marocaine.

À la suite du conseil de gouvernement tenu ce jeudi 23 juillet à Rabat, Driss Ouaouicha, ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a dans un point de presse, souligné que les analyses du ministre Benchaâboun se sont basées sur les principaux développements sur les scènes internationale et nationale sur fond de la crise sans précédent liée à la Covid-19 et ses répercussions sur l’économie marocaine. En effet, selon Benchaâboun, à l’instar des économies mondiales, l’économie du royaume doit s’attendre à être éprouvée. Ainsi, elle fera face essentiellement à trois chocs qui relèvent, de la forte déflation de l’économie mondiale, des mesures sanitaires liées à la Covid-19 et de la succession de deux années de sécheresse.

Abordant d’autres détails tout aussi importants, le ministre de l’Économie a évoqué le taux de croissance de l’économie marocaine qui accusera une baisse de 5%, pour la première fois depuis fin des années 1990. Or, pendant ce temps, note-t-il, « les équilibres macroéconomiques vont être fortement impactés, notamment en ce qui concerne le déficit du budget et du compte courant de la balance des paiements». Par ailleurs, si par rapport aux échanges extérieurs, le déficit commercial s’est amélioré à fin juin, Benchaâboun a tout de même souligné que les transferts des Marocains résidant à l’étranger et les revenus du tourisme et des investissements étrangers ont accusé un net repli. Toutefois, la bonne nouvelle vient des réserves en devises qui, assure-t-il, « se sont améliorées à la faveur de la mobilisation des financements étrangers, au moment où le marché des changes s’est stabilisé sans intervention aucune de Bank Al Maghrib».

Quant au déficit du compte courant de la balance des paiements à fin 2020, le ministre a prédit qu’il atteindra 8% du PIB. Il fera observer que la mise en œuvre de la loi de finances fera ressortir une nette baisse des ressources fiscales comparativement aux estimations préliminaires, tandis que les dépenses sont au même niveau que les estimations, grâce aux mesures prises pour soutenir l’économie nationale.

Autant de réalités qui font dire à M. Benchaâboun que le déficit budgétaire s’établirait à 7,5% et le taux d’endettement à 75,5% du PIB. Toutefois, soutient-il, l’évolution de la pandémie du coronavirus lors des prochains mois influencera énormément toutes ces estimations.

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